Scandale de la viande de cheval : un an de prison ferme requis contre l'ex-directeur de l'entreprise Spanghero

Jacques Poujol était jugé avec trois autres prévenus dans le principal volet du scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf. L'affaire avait éclaté en 2013.

Une usine de l\'entreprise Spanghero, le 10 février 2013, à Castelnaudary (Aude).
Une usine de l'entreprise Spanghero, le 10 février 2013, à Castelnaudary (Aude). (REMY GABALDA / AFP)

L'affaire de la viande de cheval va bientôt connaître son dénouement. Le parquet de Paris a requis, mardi 12 février, trois ans de prison, dont deux avec sursis, à l'encontre de l'ancien directeur de l'entreprise de fabrication de viandes Spanghero. Ce dernier était jugé avec trois autres prévenus dans le principal volet du scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf, qui avait éclaté en Europe en 2013.

Poursuivi pour escroquerie en bande organisée et tromperies, Jacques Poujol est notamment soupçonné d'avoir vendu, entre 2012 et 2013, plus de 500 tonnes de cheval comme étant du bœuf au fabricant de plats préparés Tavola, dans une entente frauduleuse avec un négociant néerlandais, Johannes Fasen. Contre ce dernier, "grand organisateur de la fraude", quatre ans de prison avec mandat d'arrêt ont été requis.

Le parquet a aussi demandé leur interdiction définitive d'exercer dans la viande en France et, pour Jacques Poujol, la confiscation de plus de 870 000 euros. Dans cette affaire, "l'une des plus importantes fraudes alimentaires de ces dernières années", "la traçabilité a été méticuleusement torpillée" dans des entrepôts néerlandais puis en France chez Spanghero, a fustigé la procureure. Pour la représentante de l'accusation, les prévenus de ce dossier "ont organisé de concert" la fraude avec un intérêt économique "tout particulier".