WikiLeaks : le Royaume-Uni confirme l'extradition aux Etats-Unis de Julian Assange, qui va faire appel

WikiLeaks dénonce "un jour sombre pour la liberté de la presse et pour la démocratie britannique".

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France Télévisions
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Une affiche montrant la bouche de Julian Assange couverte d'un drapeau américain est disposée sur une table lors d'une manifestation en soutien au fondateur de WikiLeaks, le 17 mai 2022, à Londres. (JUSTIN TALLIS / AFP)

Un pas de plus vers l'extradition, mais pas encore la fin du feuilleton judiciaire. Le gouvernement britannique a confirmé, vendredi 17 juin, avoir signé le décret d'extradition de Julian Assange vers les Etats-Unis. Le fondateur de WikiLeaks, détenu depuis trois ans dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, est poursuivi de longue date outre-Atlantique pour une fuite massive de documents confidentiels.

"En vertu de la loi de 2003 sur l'extradition, la ministre d'Etat [Priti Patel] doit signer une ordonnance d'extradition s'il n'y a aucun motif d'interdire l'ordonnance, a déclaré le ministère de l'Intérieur. Dans cette affaire, les tribunaux britanniques n'ont pas conclu qu'il serait oppressif, injuste ou un abus de procédure d'extrader monsieur Assange. Ils n'ont pas non plus conclu que l'extradition serait incompatible avec ses droits humains, y compris son droit à un procès équitable et à la liberté d'expression, et que pendant son séjour aux Etats-Unis, il sera traité de manière appropriée, y compris en ce qui concerne sa santé."

Il risque jusqu'à 175 ans de prison aux Etats-Unis

WikiLeaks a aussitôt dénoncé "un jour sombre pour la liberté de la presse et pour la démocratie britannique". L'organisation a assuré que "la décision sera portée en appel". L'Australien de 50 ans peut en effet utiliser ce recours dans un délai de 14 jours. 

Julian Assange est réclamé par la justice américaine, qui veut le juger pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, en particulier en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison. Il avait été arrêté au Royaume-Uni en 2019 après avoir passé plus de sept ans réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres.

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