Julian Assange : l'activiste bientôt extradé ?

Réfugié depuis sept ans dans l'ambassade d’Équateur à Londres (Royaume-Uni), le fondateur de Wikileaks a été arrêté jeudi 11 avril dans la matinée par la police britannique.

FRANCE 2

Son visage est presque méconnaissable. Un homme vieilli, affaibli, à la barbe blanche, soulevé en dehors de l'ambassade en criant puis emmené par la police. C'est la fin d'une longue cavale pour Julian Assange. Un coup de théâtre après sept années de réclusion dans l'immeuble de l'ambassade d’Équateur à Londres (Royaume-Uni). Sa fuite commence en 2010. Sur son site Wikileaks, il divulgue des informations secrètes sur l'intervention des États-Unis au Moyen-Orient qui font scandale. Mais au même moment, la justice suédoise le soupçonne de crime sexuel. Il nie, parle d'un coup tordu.

Jusqu'à 5 ans de prison

Quelques mois plus tard, alors qu'il se rend à une convocation de la police britannique, il est arrêté puis libéré sous caution. Une liberté en suspens. Assange craint toujours une extradition vers les États-Unis où il est accusé d'espionnage. À Londres, il se réfugie vers l'ambassade d’Équateur et demande l'asile politique. Il y restera cloitré pendant sept ans, critiquant tour à tour les États-Unis et ses conditions de détention. Au fil des ans, ses alliés se font de plus en plus rares. Il est finalement lâché par le nouveau président équatorien qui ne veut plus le protéger. C'est lui qui a autorisé son arrestation dans l'ambassade. Un président plus proche des États-Unis que son prédécesseur. Les États-Unis où Julian Assange est accusé d'association de malfaiteurs pour piratage informatique. Il risque jusqu'à 5 ans de prison.

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Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, au balcon de l\'ambassade d\'Equateur, à Londres, le 19 mai 2017. 
Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, au balcon de l'ambassade d'Equateur, à Londres, le 19 mai 2017.  (JUSTIN TALLIS / AFP)