DIRECT. Julian Assange va s'opposer à la demande d'extradition américaine, annonce son avocat

Le fondateur de WikiLeaks a été arrêté dans l'ambassade d'Equateur à Londres, ce jeudi, où il était réfugié. Cette arrestation fait notamment suite à "une demande d'extradition" des autorités américaines, a annoncé la police britannique dans un communiqué.

Julian Assange, le 11 avril 2019 à Londres (Royaume-uni).
Julian Assange, le 11 avril 2019 à Londres (Royaume-uni). (HENRY NICHOLLS / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été arrêté, jeudi 11 avril, dans l'ambassade d'Equateur à Londres, où il était réfugié. Les autorités affirment avoir été autorisées à pénétrer dans l'ambassade, après que le gouvernement équatorien a retiré l'asile à Julian Assange. Présenté devant un juge, il a été reconnu coupable d'avoir violé les conditions de sa liberté provisoire.

L'ONU dénonce un risque de violations des droits fondamentaux. L'Equateur fait courir à Julian Assange, en l'expulsant de son ambassade à Londres, "un risque réel de graves violations de ses droits fondamentaux", a déclaré jeudi à l'AFP la rapporteur de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard.

"Personne n'est au-dessus des lois." C'est ce qu'a déclaré devant les députés la Première ministre britannique, Theresa May, au sujet de l'arrestation du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange

La nationalité équatorienne a été retirée à Julian Assange. Il a également perdu l'asile diplomatique que l'Equateur lui avait accordé. 

Snowden regrette "un jour sombre". Le lanceur d'alerte Edward Snowden a regretté un "jour sombre pour la liberté de la presse" après l'arrestation par la police à Londres du fondateur de WikiLeaks Julian Assange.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ASSANGE

20h32 : Voici les principaux titres d'actualité à 20 heures.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été arrêté ce matin à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il vivait depuis 2012, après la révocation de l'asile qui lui avait été accordé. Il a été condamné par la justice britannique, et risque l'extradition aux Etats-Unis.

Après quatre mois de mobilisation contre le régime, l'armée a destitué le président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989. Des opposants dénoncent un "coup d'Etat militaire". L'armée soudanaise ordonne aux manifestants de respecter le couvre-feu nocturne.

• L'humoriste Pierre Palmade est en garde à vue à Paris, dans une enquête portant sur des soupçons de viol.

La très discutée loi Pacte, qui prévoit notamment la privatisation d'Aéroports de Paris, a été définitivement adoptée, après un vote des députés.

19h37 : Julian Assange a été arrêté à l'ambassade d'Equateur à Londres après le feu vert de Quito aux autorités britanniques. Il risque désormais une extradition aux Etats-Unis, où il est poursuivi pour "piratage informatique" après la fuite de milliers de documents en 2010. Voici ce que les autorités de différents pays reprochent au cofondateur du site.

Le cofondateur de WikiLeaks sur le balcon de l\'ambassade d\'Equateur à Londres (Royaume-Uni), le 19 mai 2017.


(ALEX MCNAUGHTON / SPUTNIK)

18h09 : Faisons un point sur l'actualité de ce jeudi :

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été arrêté ce matin à l'ambassade d'Equateur à Londres, où il vivait depuis 2012, après la révocation de l'asile qui lui avait été accordé. Il a été condamné par la justice britannique, et risque l'extradition aux Etats-Unis.

Après quatre mois de mobilisation contre le régime, l'armée a destitué le président Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989. Une "conseil militaire" a été nommé, qui promet des élections dans deux ans. Des opposants ont dénoncé un "coup d'Etat militaire".

L'humoriste Pierre Palmade est en garde à vue à Paris, dans une enquête portant sur des soupçons de viol.


La très discutée loi Pacte, qui prévoit notamment la privatisation d'Aéroports de Paris, a été définitivement adoptée, après un vote des députés.

17h31 : Julian Assange va "contester et combattre" la demande d'extradition américaine, a déclaré son avocate, Jennifer Robinson. La question sera examinée au cours d'une audience le 2 mai.

16h28 : En France, des voix s'élèvent pour accorder l'asile au fondateur de WikiLeaks, qui avait demandé ce statut en France en 2015. L'Elysée avait alors rejeté sa demande. "L'honneur de notre pays doit être de lui accorder l'asile politique au moment où sa liberté est menacée", plaide aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon sur son blog, rappelant qu'il a contribué à révéler des faits d'espionnage américain contre la France. "La France aurait dû accorder l'asile à Julian Assange depuis des années !", a également estimé le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, sur Twitter.

16h15 : Julian Assange a également été arrêté en vertu de la demande d'extradition américaine. Une audience concernant cette demande aura lieu à Londres le 2 mai, a annoncé le tribunal.

16h14 : Le tribunal de Westminster, à Londres, vient de reconnaître Julian Assange coupable d'avoir violé les conditions de sa liberté provisoire. Ce délit est passible d'un an de prison, mais sa peine sera annoncée ultérieurement. C'est notamment en vertu d'un mandat d'arrêt délivré en juin 2012 par la justice britannique, pour non présentation au tribunal, qu'il a été arrêté ce matin, affirmait la police.

16h12 : Je ne dis pas autre chose, @anonyme. Comme je l'évoquais tout à l'heure, l'avocate d'une des deux plaignantes contre Julian Assange en Suède, celle pour laquelle les faits ne sont pas prescrits, dit qu'elle va "tout faire" pour que l'enquête préliminaire suédoise soit rouverte. Elle avait été close en 2017 car le parquet suédois avait épuise les possibilités d'avancées de l'enquête. A l'époque, déjà, le parquet envisageait qu'elle puisse être rouverte si l'accusé, Julian Assange, redevenait "disponible" (voici le communiqué de l'époque). Aujourd'hui, comme je viens de l'expliquer, le parquet suédois a simplement affirmé que cette réouverture était possible tant que les faits ne sont pas prescrits.

16h12 : Précisez que l'enquête n'est pas rouverte. Elle a été close par le procureur et aujourd'hui l'avocat de la plaignante souhaite rouvrir le dossier : grosse Nuance !

16h06 : Je précise que l'association de malfaiteurs en vue de commettre un "piratage informatique", motif de l'inculpation de Julian Assange aux Etats-Unis, est passible d'une peine maximum de 5 ans de prison. Les Etats-Unis demandent l'extradition de Julian Assange.

16h03 : Bonjour @anonyme. Je n'ai pas d'article complet à vous transmettre, mais évoquons ces deux questions dans ce direct. La rapporteure de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, que je citais déjà tout à l'heure, a réitéré aujourd'hui l'avis de l'ONU sur la détention de Julian Assange : "Comme l'a conclu à plusieurs reprises le Groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires, les autorités britanniques ont arbitrairement privé M. Assange de sa liberté, portant ainsi atteinte à sa santé et mettant éventuellement sa vie en danger." Elle n'emploie pas, en revanche, le terme de "prisonnier politique".

16h05 : Pour ce qui est de la nature de la plainte contre Julian Assange en Suède, je vous invite à consulter le communiqué publié aujourd'hui par le parquet suédois, qui indique qu'une enquête préliminaire peut être reprise tant que les faits ne sont pas prescrits (en l'occurrence, ils le seront en août 2020), et qui parle bien de "viol", et non de "sexe par surprise" (une définition est même attachée au terme de "viol" pour détailler les faits qui peuvent être qualifiés comme tels).

16h03 : Bonjour, avez-vous publié un article qui rappelle que Assange est considéré par l'ONU comme "détenu arbitrairement", ou pour le dire autrement comme prisonnier politique, et qu'il n'existe pas de plainte pour viol mais une plainte pour "sexe par surprise" qui n'a rien à voir ? Merci de nous transmettre le lien.

15h29 : Il y a quelques minutes, le ministère américain de la Justice a dévoilé l'acte d'accusation de la justice américaine contre Julian Assange, qui était jusqu'ici sous scellé. On y apprend qu'il est inculpé de "piratage informatique", accusé d'avoir aidé l'ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense, ensuite révélés au public. C'est notamment au titre de la demande d'extradition aux Etats-Unis que le Royaume-Uni dit avoir arrêté Julian Assange ce matin.

15h28 : Julian Assange comparaît actuellement devant un tribunal à Londres.

14h53 : La police britannique explique qu'elle a interpellé Julian Assange en vertu d'un mandat de juin 2012, délivré par le tribunal londonien de Westminster, pour non présentation au tribunal, mais aussi d'une "demande d'extradition américaine". Il pourrait être présenté au tribunal de Westminster aujourd'hui. Des journalistes l'ont vu il y a quelques minutes quitter, menotté, le poste de police où il était interrogé.

14h45 : Bonjour @Etienne. L'affaire pour laquelle il était poursuivi en Suède à en effet été classée en 2017, devant l'impossibilité de poursuivre l'enquête, même si l'avocate d'une des plaignantes veut la rouvrir.

14h45 : Bonjour,Quels sont les motifs de l'arrestation de Julian Assange ? L'affaire n'avait pas été classée ?

14h41 : La ministre des Affaires étrangères de l'Australie, d'où Julian Assange est originaire, se dit, elle, "persuadée" qu'il sera "traité de manière équitable dans la procédure judiciaire à laquelle il est soumis au Royaume-Uni".

15h31 : Autre son de cloche à l'ONU, dont le rapporteur spécial prévoit de rendre visite à Julian Assange sur son lieu de détention. Une autre rapporteuses spéciale estime que l'Equateur fait courir au fondateur de WikiLeaks le risque de "graves" violations de ses droits.

14h35 : Julian Assange "n'est pas un héros", réagit le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, après l'arrestation à Londres du fondateur de WikiLeaks. "Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que personne n'est au-dessus des lois", a-t-il ajouté, estimant qu'Assange "a fui la vérité pendant des années et il est juste que son avenir soit décidé par le système judiciaire britannique".

14h28 : Voici les articles les plus lus sur notre site en ce début d'après-midi :

• L'humoriste Pierre Palmade en garde à vue dans une affaire de viol présumé.

• Brexit : les quatre contreparties demandées au Royaume-Uni après le nouveau report.

• Réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres, Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a été arrêté.

18h05 : Rappelons les principales informations de ce jeudi :

L'UE et la Première ministre britannique, Theresa May, se sont mis d'accord dans la nuit pour un report du Brexit, pouvant aller jusqu'au 31 octobre. Bruxelles demande néanmoins des contreparties importantes à Londres. Theresa May doit s'exprimer à 14h15 devant les députés britanniques.


Après quatre mois de mobilisation populaire contre le régime, l'armée a destitué le président Omar el-Bechir, au pouvoir depuis 1989, annonce le ministre soudanais de la Défense.

L'humoriste Pierre Palmade est en garde à vue à Paris, dans une enquête portant sur des soupçons de viol.

La très discutée loi Pacte, qui prévoit notamment la privatisation d'Aéroports de Paris, a été définitivement adoptée, après un vote des députés.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté ce matin à l'ambassade d'Equateur à Londres, après la révocation de l'asile qui lui avait été accordé par le pays d'Amérique du Sud. Il y était réfugié depuis 2012.

12h59 : Le président équatorien Lenin Moreno affirme qu'il a "demandé à la Grande-Bretagne la garantie que M. Assange ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait être torturé ou condamné à mort. Le gouvernement britannique me l'a confirmé par écrit".

12h58 : "Les images de l'ambassadeur de l'Equateur invitant les services secrets britanniques dans son ambassade, pour y chercher celui qui a publié - qu'on le veuille ou non - des articles primés, finiront dans les livres d'histoire. Les critiques d'Assange peuvent se réjouir, mais c'est une heure noire pour la liberté de la presse."

Edward Snowden réagit également à l'arrestation du fondateur de Wikileaks, organisation qui l'avait aidé à obtenir l'asile politique en Russie.

13h19 : La Russie a également dénoncé cette arrestation. "La main de la démocratie étrangle la liberté", a réagi sur Facebook la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "Nous espérons que tous ses droits seront respectés", a déclaré de son côté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

12h47 : Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon réagit à cette arrestation, accusant le président équatorien d'être un "traitre" et un "larbin des USA".

13h18 : L'avocate d'une des deux femmes qui ont accusé Julian Assange de viol, en Suède en 2010, a indiqué à l'AFP qu'elle comptait "tout faire pour que les procureurs rouvrent l'enquête suédoise et qu'Assange soit remis à la Suède et traduit en justice pour viol". La Suède avait abandonné les poursuites en mai 2017, faute de pouvoir avancer les investigations, mais trois ans avant la date de prescription.

12h29 : Lenin Moreno, qui été vice-président de Rafael Correa et lui a succédé en 2017, défend une décision prise "de manière souveraine". Il dit que l'asile a été retiré à Julian Assange "pour avoir violé à plusieurs reprises les conventions internationales et le protocole de cohabitation".

12h24 : L'ancien président équatorien Rafael Correa, qui avait accordé l'asile à Julian Assange, réagit lui aussi vertement à l'arrestation de ce dernier. Il accuse son successeur Lenin Moreno d'être "le plus grand traître de l'histoire équatorienne et latino-américaine", et d'avoir commis "un crime que l'humanité n'oubliera jamais".

12h16 : Wikileaks réagit, sur Twitter, à l'arrestation de son fondateur Julian Assange. L'organisation affirme que l'asile lui a été retiré "illégalement" et "en violation du droit international" par l'Equateur, permettant à la police britannique de l'arrêter dans l'ambassade.

12h18 : Midi, faisons un nouveau point sur l'actualité :

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, a été arrêté ce matin à l'ambassade d'Equateur à Londres, annonce la police britannique dans un communiqué. Il y était réfugié depuis 2012.


Une sortie de l'Union européenne reportée. Les dirigeants européens et la Première ministre britannique, Theresa May, se sont mis d'accord dans la nuit pour un report du Brexit, pouvant aller jusqu'au 31 octobre. L'UE demande néanmoins des contreparties importantes à Londres.


#CLIMAT Dans une tribune sur franceinfo, 14 ONG, dont Les Amis de la Terre et Greenpeace France, appellent à une "désobéissance civile" pour le climat le 19 avril, afin de "paralyser" "la République des pollueurs".


La loi anticasseurs a été promulguée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel. Elle entre en vigueur aujourd'hui.

11h50 : Les autorités britanniques affirment avoir été autorisées à pénétrer dans l'ambassade d'Equateur, après que le pays a retiré l'asile à Julian Assange. Le fondateur du site Wikileaks sera présenté "dès que possible" à un magistrat, ajoute la police dans son communiqué. Voici notre article pour plus d'explications.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, au balcon de l\'ambassade d\'Equateur, Ã Londres, le 19 mai 2017. 


(JUSTIN TALLIS / AFP)

11h45 : Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, réfugié depuis 2012 à l'ambassade d'Equateur à Londres, a été arrêté aujourd'hui, annonce la police britannique dans un communiqué.