Affaire Maryvonne : la justice ordonne l'expulsion sans délai des squatteurs

Le tribunal d'instance de Rennes n'a pas accordé le délai de deux mois demandé par l'avocate des squatteurs.

Des policiers devant la maison de Maryvonne Thamin après une manifestation, le 4 mai 2015 à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Des policiers devant la maison de Maryvonne Thamin après une manifestation, le 4 mai 2015 à Rennes (Ille-et-Vilaine). (MAXPPP)

La justice a tranché. Le tribunal d'instance de Rennes a ordonné vendredi 29 mai l'expulsion sans délai des squatteurs de la maison de Maryvonne Thamin, a confié l'avocate de ces derniers, Stéphanie Peltier, à francetv info. "A ma connaissance, mes clients se sont engagés à appliquer la décision de justice, il n'y a pas de volonté de résistance à l'expulsion", précise-t-elle.

Selon elle, le délai n'est pas refusé à cause d'une voie de fait - l'entrée par effraction dans la maison par exemple -, mais "en raison de l'état de délabrement de la maison, pour la propre sécurité des occupants". La demande d'astreinte (le paiement de pénalités en cas de refus de quitter les lieux), formulée par Maryvonne Thamin, a été rejetée.

Cette affaire avait fait la une des journaux début mai. La retraitée de 83 ans accusait les occupants du 94 rue de Châtillon, à Rennes, de l'avoir chassée de chez elle. Ces derniers avaient répondu que la maison était abandonnée depuis plusieurs années. Les squatteurs ne se faisaient guère d'illusion sur la décision du tribunal : "On va perdre la maison", confiait l'un d'eux avant l'audience. 

Maryvonne "respire enfin"

Contacté par francetv info, l'avocat de la propriétaire a salué "une très bonne décision qui va délivrer Maryvonne de toutes ses angoisses". "J'ai dû lui répéter la nouvelle trois fois et je l'ai entendue pleurer, poursuit Philippe Billaud. Elle respire enfin, elle craignait un long parcours du combattant." 

Un huissier a été mandaté par l'avocat pour signifier l'expulsion aux occupants de la maison. "Apparemment, ils ont déjà quitté les lieux", indique Philippe Billaud. Dans le cas contraire, il demandera une intervention des forces de l'ordre lundi prochain. Il ne sait pas quand sa cliente reprendra possession des lieux. "Il faut d'abord examiner l'étendue des dégâts", rappelle-t-il.