Affaire Grégory : les analyses ADN ne donnent (presque) rien

Le procureur général a indiqué qu'il était impossible de mettre un nom sur les profils ADN relevés sur les vêtements de la victime.

Le portrait de Grégory Villemin, sur sa tombe, photographiée en avril 1985. 
Le portrait de Grégory Villemin, sur sa tombe, photographiée en avril 1985.  (JEAN-MARIE GOYHENEX / SIPA)

C'est devenu une habitude : depuis vingt-huit ans, les espoirs d'avancées dans l'enquête sur la mort du petit Grégory sont presque toujours déçus. La conférence de presse donnée mercredi 24 avril par le procureur général près la cour d'appel de Dijon, Jean-Marie Beney, l'a une nouvelle fois confirmé. On y a ainsi appris que les nouvelles analyses effectuées sur les vêtements de la victime, Grégory Villemin, retrouvé mort à l'âge de 4 ans, ainsi que sur les cordelettes l'ayant entravé, ne permettaient pas de mettre un nom sur les profils ADN relevés.

"Il n'y a pas d'identification possible" par rapport aux 280 personnes figurant dans la base de données versée au dossier, a ainsi précisé le procureur général. Il a toutefois assuré que le dossier n'était "pas fermé même si ces expertises n'ont pas permis de donner des résultats". Concernant les investigations menées sur les enregistrements de la voix du corbeau, le procureur général a annoncé qu'elles permettaient d'entendre "un locuteur masculin et un locuteur féminin". Mais là encore, "il ne sera pas possible dans ces expertises de voix de mettre des noms" sur ces deux locuteurs.

Les parents de la victime, retrouvée pieds et poings liés dans la Vologne (Vosges) le 16 octobre 1984, ont fait part, par la voix de leur avocat, de leur "immense déception" après les annonces du procureur. Ce crime non résolu reste l'une des plus grandes énigmes judiciaires en France.