La technologie au secours de l'affaire Grégory

33 ans après la mort du petit Grégory, trois personnes ont été placées en garde à vue. Un coup de théâtre dû à un outil informatique, Anacrim, qui accompagne les enquêteurs.

France 2

L'affaire Grégory a été rouverte plusieurs fois, notamment en 2000. Le but : tenter de confondre d'éventuelles traces ADN sur des scellés, mais cela n'a pas suffi pour éclaircir cette enquête. D'autres techniques ont été mises en place et depuis près de vingt ans, le logiciel AnaCrim a permis des avancées considérables dans différentes enquêtes. Il est surtout utilisé pour des affaires criminelles non élucidées comme celle du petit Grégory.

AnaCrim pointe les incohérences

Ce logiciel est une sorte de fichier qui recoupe une multitude d'éléments de l'enquête. Il permet aussi une vue d'ensemble de l'affaire pour avoir le moins de zones d'ombre possible. Selon un chef du bureau des affaires criminelles de la gendarmerie interrogé par Le Parisien, AnaCrim permet de relire une à une chaque pièce de tous les procès-verbaux et de mettre en évidence les incohérences du dossier. Des études graphologiques ont aussi été réalisées. Des avancées technologiques qui ont permis de mettre trois personnes en garde à vue mercredi 14 juin et qui n'ont pas encore livré tout leur mystère.

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Schéma des membres de la famille Villemin impliqués dans l\'enquête sur le meurtre du petit Grégory.
Schéma des membres de la famille Villemin impliqués dans l'enquête sur le meurtre du petit Grégory. (ANSELME CALABRESE / FRANCEINFO)