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Mort de Nahel : la CFE-CGC et l'Unsa se démarquent de leurs syndicats de policiers

"La défense catégorielle d'une profession, même sincère, n'autorise pas à déroger par les mots aux valeurs qui font notre République et qui fondent l'Unsa", estime notamment Laurent Escure, secrétaire général de l'Unsa.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Des policiers affrontent des manifestants à la fin de la marche blanche pour Nahel, à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 29 juin 2023. (ALAIN JOCARD / AFP)

Ils se désolidarisent. Le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure, et le président de la CFE-CGC, François Hommeril, ont pris leurs distances, vendredi 30 juin, avec un communiqué des syndicats de police Alliance (affilié à la CFE) et Unsa-police en réaction aux émeutes de ces derniers jours après la mort du jeune Nahel. Se disant "en guerre", Alliance, syndicat majoritaire de gardiens de la paix, et l'Unsa-police appellent dans ce texte au "combat" contre les "nuisibles" et les "hordes sauvages".

"Demain nous serons en résistance et le gouvernement devra en prendre conscience."

Alliance et Unsa-police

Dans un communiqué

"La défense catégorielle d'une profession, même sincère, n'autorise pas à déroger par les mots aux valeurs qui font notre République et qui fondent l'Unsa. Je redis la peine de l'Unsa après la mort de Nahel. Nous appelons au calme et à la fin des violences", a tweeté Laurent Escure.

Le secrétaire général de l'Unsa-éducation, Frédéric Marchand, a encore plus nettement condamné les mots du communiqué, selon lui "inquiétants et insupportables". François Hommeril a de son côté jugé, auprès de Libération, "totalement inappropriés" les termes utilisés.

Saisi par une vidéo amateur, le tir à bout portant d'un motard de la police, mardi matin, sur le jeune Nahel, lors d'un contrôle routier à Nanterre, continue à embraser de nombreuses villes du pays.

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