Le collectif La Vérité pour Adama dépose plainte contre Marine Le Pen, Julien Odoul, Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Poincaré

Dans un communiqué publié sur Facebook, le collectif La vérité pour Adama dénonce notamment les "propos intolérables de ces derniers jours sur la famille Traoré".

Assa Traoré, la soeur d\'Adama Traoré, lors d\'une conférence de presse, le 9 juin 2020 à Paris.
Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, lors d'une conférence de presse, le 9 juin 2020 à Paris. (IAN LANGSDON / EPA)

Le collectif La vérité pour Adama annonce sur Facebook mercredi 10 juin qu'il a décidé de déposer plainte pour diffamation contre la leader du Rassemblement national Marine Le Pen et les journaliste de RMC Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Poincaré. Il a aussi décidé de porter plainte contre le président des élus régionaux RN en Bourgogne-Franche-Comté Julien Odoul, pour injures, diffamation, incitation à la haine et à la violences à l'encontre de personnes à raison de leur origine.

Dans un "communiqué contre le racisme dans les médias" diffusé sur les réseaux sociaux, ce collectif, fondé par les proches d'Adama Traoré afin d'obtenir justice pour ce jeune homme noir mort après une interpellation en juillet 2016, dénonce leurs "propos intolérables de ces derniers jours sur la famille Traoré".

Il dépose plainte contre Julien Odoul, qualifié de "raciste", car il "qualifie la famille Traoré de gang et de famille de délinquants et qui justifie la mort d'Adama en disant qu'il était une racaille". Le collectif porte plainte pour diffamation contre "la raciste" Marine Le Pen, car elle "qualifie la famille Traoré de gang" et de "délinquants".

Plaintes pour diffamation contre Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Poincaré

Enfin, le collectif dépose plainte contre les deux journalistes Jean-Jacques Bourdin et Nicolas Poincaré "pour diffamation à l'encontre d'Adama Traoré à qui ils ont attribué des faits de viol pour lesquels il n'a pourtant jamais été poursuivi et pour diffamation à l'encontre d'Assa Traoré [la soeur d'Adama] qu'ils accusent d'avoir exercé des pressions contre une victime pour qu'elle retire sa plainte. Assa Traoré n'a jamais été poursuivie ou même auditionnée sur ces faits".

"Nous demandons que ces personnes comparaissent devant un tribunal aux côtés du policier qui, lors d'un contrôle de personnes se rendant à un rassemblement organisé par le comité Vérité pour Adama le 22 juillet 2017, avait affirmé qu'Adama Traoré était un violeur. Ce policier sera jugé le 2 septembre 2020 devant le tribunal correctionnel de Bobigny", rappelle le collectif dans son communiqué.