VIDEO. Un an après la catastrophe ferroviaire, l'hommage aux victimes de Brétigny-sur-Orge

Sept personnes avaient trouvé la mort lors de la catastrophe.

SARAH BERNUCHON / THIERRY BRETON - FRANCE 2

Le plus grave accident ferroviaire depuis plus de 20 ans. Un an après, des hommages ont été rendus samedi 12 juillet à Brétigny-sur-Orge (Essonne) aux sept morts et aux dizaines de blessés, des victimes "en colère" contre la SNCF dont la responsabilité est pointée du doigt.

Dans la petite gare de cette commune de l'Essonne, où le train Intercités 3657 Paris-Limoges avait déraillé, aucune trace de la catastrophe. Les travaux entrepris, pour environ 1,5 million d'euros, se sont achevés fin juin. Le quai et l'abri, totalement détruits il y a un an, sont flambant neufs. 

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a déposé une gerbe sur le quai, puis quelque 200 victimes et leurs familles se sont recueillies, en privé, dans un gymnase.

"Qui est responsable ?"

Le combat des victimes continue sur le terrain judiciaire. Les experts ont rendu, début juillet, des conclusions "sévères" à l'encontre de la SNCF, mettant en cause "l'état de délabrement" du réseau à l'endroit de l'accident et un "déficit" de maintenance.

"On se trouve sur un axe ferroviaire stratégique. Comment peut-on avoir une telle vétusté à cet endroit ?", s'interroge Jean Champagne, 56 ans. Pour Thierry Gomès,  qui a perdu ses deux parents, fauchés sur le quai, le manquement est "très grave". "Qui est responsable, l'homme de terrain ou le décideur? Nous espérons que la justice répondra à cette question."

Une femme place une rose sur la facade de la gare de Brétigny-sur-Orge, samedi 12 juillet, à l\'occasion de l\'hommage rendu aux victimes de la catastrophe ferroviaire survenue un an plus tôt.
Une femme place une rose sur la facade de la gare de Brétigny-sur-Orge, samedi 12 juillet, à l'occasion de l'hommage rendu aux victimes de la catastrophe ferroviaire survenue un an plus tôt. (PIERRE ANDRIEU / AFP)