Accident de Puisseguin : une longue enquête commence

La cause principale de l'accident d'autocar, qui a fait au moins 43 morts vendredi sur une route départementale à Puisseguin dans le sud-ouest de la France, reste encore inconnue. L'enquête pour comprendre ce qui s'est passé s'annonce longue et difficile. Elle commence par l'identification des victimes.

(La priorité des enquêteurs est l'identification des corps © REUTERS/Benoit Tessier)

Le procureur de Libourne a fait le point vendredi soir sur les premiers éléments de l’enquête qui commence pour comprendre ce qui a conduit à l'accident de la route le plus meurtrier depuis 33 ans en France. Vendredi matin, un car a percuté un camion sur une départementale à Puisseguin, en Gironde. Les deux véhicules se sont alors embrasés, faisant 43 morts, pour la plupart des personnes âgées, mais aussi un enfant. Huit personnes ont survécu, deux sont dans un état critique et deux autres dans un état grave à l'hôpital de Bordeaux. 

La priorité à l’identification des victimes

L'identification des victimes est entrée dans sa phase active samedi matin. Le travail va durer longtemps. "Trois semaines" pourraient être nécessaires pour une identification formelle, a précisé un membre de  l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). La route départementale 17 va rester bloquée pendant trois jours pour permettre aux gendarmes de sortir les corps calcinés du car, pour tenter également de récupérer des effets personnels ou des bijoux qui pourraient aider à identifier les victimes. Il y aura ensuite le travail sur l’ADN.

Deux témoignages-clés

Pour ce début d’enquête, les gendarmes s’appuient sur le témoignage du chauffeur du car qui a survécu et qui a pu expliquer que c’est le camion qui s’était déporté à contresens. Il aussi expliqué que dès le choc l’embrasement avait été très violent et très soudain à la fois dans le car et dans le camion. Et puis il y a le témoignage d’un automobiliste arrivé sur le lieu de la catastrophe peu après et qui a cassé la vitre du car avec un marteau pour permettre à certaines personnes de s’en sortir. 

Peu d'éléments sur la ou les causes à ce stade de l'enquête

Sur les causes possibles de cet accident, vitesse, coup de téléphone ou encore assoupissement, il est encore beaucoup trop tôt pour avancer des certitudes. Les enquêteurs par exemple ne sont pas encore sûrs de pouvoir récupérer l’appareil qui contrôle les temps de conduite, peut-être qu’il a été trop endommagé par les flammes. 

 

On sait que le chauffeur du camion était âgé de 31 ans, il travaillait dans l’entreprise de transport de son père en Normandie. Il était vendredi matin sur la route du retour après avoir livré du bois. Là-dessus, le procureur de Libourne ne s’est pas attardé. On sait simplement que la jeune victime qui était au côté du chauffeur décédé dans l’accident était bien sur son fils, âgé de trois ans.

Le procureur de Libourne, Christophe Auger, a prévenu vendredi que l'enquête sera longue et compliquée
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