Etats-Unis : des homards en abondance

a revoir

Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 28/09/2013Durée : 00h40

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On parle souvent des effets néfastes du réchauffement climatique. Jamais de ses effets positifs, bien moins nombreux. Au nord-est des États-Unis, la Nouvelle-Angleterre est le royaume des homards. Ils s'étaient fait plus rares or les eaux plus chaudes les font revenir et la pêche n'a jamais été aussi abondante.

Le réchauffement des océans n'a pas fait disparaître ici la ressource naturelle. Nous partons avec Dan, témoin privilégié de l'évolution du homard. Cela fait 20 ans qu'il en pêche. Lundi dernier, pour la première fois, la température plus chaude lui a permis de travaillerjusqu'en janvier et d'en attraper plus.

Selon les statistiques, la population de homards augmente par millions tous les 2 ou 3 ans. Leur reproduction est plus facile ici grâce à un eau qui se réchauffe.

Ces eaux du nord-est ont toujours été propices à sa reproduction. Mais après une baisse, la population augmente a nouveau depuis 20 ans. Ici, les pêcheurs ne prennent aucun risque. Les petits, les femelles ou les reproducteurs sont rejetés en mer. Des règles que l'on appliquent plus ou moins dans le monde.

Tout le monde ne prend pas autant de précautions. C'est illégal de vendre un homard dont la carapace fait plus de 13 cm. Il faut le rejeter en mer. Ça fait mal au coeur.

La chaleur a fait disparaître les poissons de fond, tels le cabillaud. Des prédateurs qui se nourrissaient de ce crustacé. Désormais, le homard américain est seul maître des lieux.

Avec 60 000 t. de homards vendus chaque année, cette région produit 100 fois plus que la Bretagne. Contrairement à l'Europe, on observe non pas une raréfaction mais une prolifération.

Dans ce port, à l'heure de la pesée, ces tonnes ont pour conséquence de faire baisser les prix.

En ce moment, c'est 2 euros la pièce. Je préfère pêcher deux fois moins et vendre plus cher.

Pour ces pêcheurs, les prix n'ont jamais été aussi bas. Un produit de luxe commercialisé dans le monde entier et vendu cher en Europe. Dans le nord-est américain, ces restaurants de plage servent le homard pour 15 euros.

C'est plus rapide de le manger comme ça, plutôt que le décortiquer.

Le réchauffement des océans rend à la région l'abondance qu'elle a connue au 19e siècle. A l'époque c'était l'aliment du pauvre.

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