Enseignement : nouvelle approche en histoire

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Diffusé le 17/09/2013Durée : 00h41

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L'éducation et le dossier de cette édition sur la grande querelle autour des programmes d'Histoire au collège et au lycée. Depuis plusieurs années, une approche thématique est privilégiée. Plusieurs grands noms de l'Histoire française demandent aujourd'hui un retour à la chronologie. Pour eux, les élèves manquent de repères.

Un personnage grimace.

Ce n'est pas un cours d'histoire de l'art mais d'histoire tout court. Ces élèves de 3e doivent analyser cette gravure d'un soldat allemand, défiguré par la peur et les bombardements. L'objectif du cours : faire comprendre la guerre de 14 à travers le vécu des soldats.

On s'imagine mieux ce qui s'est passe dans les tranchées, les conditions de vie.

Les chapitres sont construits autour de grands thèmes à l'intérieur desquels le professeur rappelle les dates importantes. Mais avec une approche thématique, est-il toujours facile de situer les évènements les uns par rapport aux autres ? Petit test avec le programme de l'an dernier.

Vous avez vu la Révolution française ? C'est quand.

Je ne sais plus.

L'affaire Dreyfus, avant ou après Napoléon.

Jusque dans les années 90, l'enseignement de l'histoire était chronologique. A gauche, un manuel de 1994, a droite, un manuel de 2012. Dans le premier, les chapitres s'enchaînent chronologiquement. On y étudie la guerre de 1.

18 puis la révolution russe de 1917 et enfin la crise de 1929. Dix ans plus tard, le contenu est chapitré par grands thèmes. La crise de 29 est ainsi traitée avant la guerre de 1.

18 et avant la révolution russe de 1917. Pour certains profs d'histoire, le risque est de perdre en compréhension. Exemple avec la Seconde Guerre mondiale.

Ça commence par les grandes phases, mais les raisons ? On n'en sait rien. Il y a l'expansion de l'Allemagne nazie. Les raisons, vous les trouvez plus tard. On les trouve dans le thème "Les totalitarismes". Tout est mélangé, il faut emboîter les choses autrement, c'est difficile pour un professeur et les élèves sont perdus.

Pour de nombreux historiens, il faut revenir à une approche Mais selon marc Ferro, inutile d'apprendre par coeur une litanie de dates. L'important est de comprendre l'enchaînement des évènements.

Il faut quatre ou cinq points d'ancrage, pas plus. Il y a pour le Moyen Age les invasions, les croisades, Saint-Louis.

Déjà allégé à cette rentrée, les programmes d'histoire seront intégralement remaniés d'ici 2016.

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