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L'inquiétude fiscale atteint un niveau record en France

Le ras-le-bol fiscal, l'expression employée par le ministre de l'économie Pierre Moscovici lui-même, semble plus que jamais d'actualité. Selon le baromètre BPCE-Viavoice, publié lundi matin par France Info et Les Echos, plus d'un Français sur deux place les impôts parmi les dépenses qui les préoccupent le plus pour leur pouvoir d'achat. 
Article rédigé par Lucas Roxo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Maxppp)

L'inquiétude fiscale n'a jamais été aussi grande. Alors que le gouvernement s'inquiéte d'une forme de "ras-le-bol " fiscal, un sondage réalisé auprès d'un millier de Français du 19 au 23 septembre dernier, renforce cette impression. 

D'après le baromètre BPCE-Viavoice, publié lundi matin par France Info et Les Echos , 54 % des Français placent aujourd'hui les impôts parmi les dépenses qui les préoccupent le plus pour leur pouvoir d'achat. Une forte hausse, puisque cela représente 10 points de plus par rapport aux données enregistrées en juin dernier. 

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Aucun milieu social épargné

D'autant que l'inquiétude fiscale touche toutes les classes sociales, sans exceptions. Et si les catégories aisées sont plus inquiètes en terme d'impôts que la moyenne, les employés et ouvriers, comme les retraités, paraissent de plus en plus préoccupés, si l'on en croit le sondage. 

Une préoccupation qui grimpe depuis plus d'un an : en mars 2012, les impôts arrivaient en tête des soucis de seulement 20 % des Français. En septembre 2013, ce sont l'alimentation (38 %) et l'essence (36 %) qui se classent juste derrière les impôts.

Aucun signe de reprise économique

Autre tendance marquante dans le sondage : une minorité de François aperçoit des signes de reprise économique. Seulement 4 % des personnes interrogées identifie un "début de reprise économique significatif ". Mais ils sont 36 % à voir des "signaux de reprise, fragiles et incertains ", ce qui fait un total de 40 % souhaitant voir dans l'économie française des indices d'amélioration. 

A l'inverse, 55 % des personnes interrogées pensent qu'il n'y a "aucune reprise économique " en France. 

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