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L'UMP Gérard Larcher assuré de devenir président du Sénat

L'ensemble des sénateurs éliront mercredi leur président. Sauf surprise, l'UMP Gérard Larcher, choisi par son groupe, sera élu.

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France Télévisions
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Le sénateur UMP Gérard Larcher, le 28 septembre 2014, au Sénat. (MAXPPP)

Selon toute vraisemblance, Gérard Larcher deviendra, mercredi 1er octobre, le nouveau président du Sénat. Lors d'un vote à huis clos, mardi, le groupe UMP, majoritaire à l'issue des élections sénatoriales, a désigné le sénateur des Yvelines comme son candidat à cette fonction.

Gérard Larcher (80 voix sur 145) a été préféré, dès le premier tour, à Jean-Pierre Raffarin (56 voix) et Philippe Marini (7 voix). Cette compétition est le parfait remake de l'édition 2008, qui avait mis aux prises les trois mêmes candidats. Il y a six ans, Gérard Larcher avait accédé au "plateau" après avoir survolé le vote interne, dès le premier tour, avec 78 voix sur 151, contre 56 pour Jean-Pierre Raffarin et 17 pour Philippe Marini.

FRANCE 3

Les 348 sénateurs, toutes étiquettes politiques confondues, sont désormais invités à élire leur président. Outre Gérard Larcher (UMP), les élus pourront voter pour Didier Guillaume (PS), Jean-Vincent Placé (EELV) ou François Zocchetto (UDI). L'élection doit avoir lieu mercredi à 15 heures.

Larcher avait déjà présidé le Sénat de 2008 à 2011

Gérard Larcher devrait ainsi retrouver un poste qu'il a déjà occupé par le passé. Président du Sénat de 2008 à 2011, l'ancien ministre délégué au Travail a laissé un bon souvenir au palais du Luxembourg. "Lors de sa présidence, il a beaucoup lutté contre l'absentéisme et œuvré pour une meilleure transparence, notamment en ce qui concerne la réserve parlementaire", reconnaît un sénateur qui n'a pourtant pas voté pour lui. "Larcher est un pur produit du Sénat, poursuit un autre. Il apparaît comme le garant de l'indépendance de la Haute Assemblée vis-à-vis des dirigeants de l'UMP ou des présidentiables."

Gérard Larcher entend "construire un contre-pilier institutionnel représentant l'opposition face à l'exécutif et à sa majorité à l'Assemblée nationale", mais sans entrer en "opposition frontale" avec le gouvernement. Le nouveau Sénat devra certes "préparer une majorité d'alternance" pour 2017, mais aussi entamer un dialogue avec l'exécutif, plaide-t-il.

THIERRY CURTET et ZIDENE BERKOUS - FRANCE 2

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