VIDEO. Cyberattaques : faut-il paniquer avant la présidentielle ?

François Hollande a réclamé un rapport circonstancié sur les menaces de cyberattaques pesant sur la présidentielle, alors que le Kremlin, déjà soupçonné d'avoir perturbé l'élection américaine, a dû démentir des accusations d'ingérence dans la campagne d'Emmanuel Macron.

FRANCEINFO

La menace plane sur les candidats. François Hollande a réclamé, mercredi 15 février, un rapport circonstancié sur les menaces de cyberattaques pesant sur l'élection présidentielleA deux mois du premier tour, faut-il s'inquiéter des pirates informatiques, et quels sont les risques ?

2 000 attaques contre le site d'Emmanuel Macron

L'expérience de l'élection présidentielle américaine est encore dans toutes les têtes, et les cyberattaques, dont ont notamment été victimes Hillary Clinton et ses équipes, servent d'avertissement. La boîte mail du porte-parole de la candidate démocrate a été piratée, et des e-mails publiés par Wikileaks. Dans le même temps, de fausses informations ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Une campagne de désinformation organisée qui a affaibli la candidate. Après enquête, la CIA a pointé du doigt la Russie, qui aurait tenté de s'ingérer dans cette campagne. Un soupçon qui, depuis, perturbe le début de mandat de Donald Trump. 

Les équipes de campagne des candidats français ont pris des mesures, mais seront-elles suffisantes ? Il est permis d'en douter lorsqu'on interroge des spécialistes dans le domaine de la cybersécurité. Déjà, les équipes d'Emmanuel Macron se plaignent d'avoir été attaquées plus de 2 000 fois durant le mois de janvier, et accusent Moscou d'être responsable d'une campagne de dénigrement.

François Hollande met en garde contre un risque de cyberattaques pilotées depuis Moscou (Russie), lundi 6 mars 2017. 
François Hollande met en garde contre un risque de cyberattaques pilotées depuis Moscou (Russie), lundi 6 mars 2017.  (ALEXANDRE MARCHI. / MAXPPP)