Des scènes du clip de Marine Le Pen ont été tournées sans autorisation à Quiberon

Avant de réaliser un tournage sur certains sites, dont la côte sauvage de Quiberon, une demande d'autorisation doit être déposée auprès du conservatoire du littoral. Celui-ci n'a rien reçu et engage des démarches de régularisation auprès de la société de production.

Un extrait du clip de campagne de Marine Le Pen, publié début février 2017.
Un extrait du clip de campagne de Marine Le Pen, publié début février 2017. (MARINE 2017 / YOUTUBE)

Cheveux aux vents et le regard tourné vers l'horizon, face à l'immensité. Le mois dernier, Marine Le Pen est apparue dans une vidéo remarquée, pour lancer sa campagne présidentielle. Sauf que certaines scènes ont été tournées sans autorisation sur la presqu'île de Quiberon (Morbihan), regrette le conservatoire du littoral. "On ne peut pas tourner sur certains sites sans autorisation", rappelle Gwenal Hervouët, délégué adjoint pour l'établissement public, au Télégramme, mardi 21 mars.

Des démarches engagées auprès de la production

Ces tournages sont généralement acceptés, quand ils n'ont pas d'impact sur l'environnement ou ne sont "pas en opposition avec la fréquentation du public", poursuit la responsable. Mais le conservatoire a été averti par des internautes seulement après la diffusion de la vidéo. Des démarches ont été lancées auprès de la société de tournage de l'équipe de campagne, afin de régulariser la situation. "Une redevance doit être versée pour chaque journée de tournage (...). Ce n'est pas de l'argent que nous allons garder, il est reversé au gestionnaire du site."

Lors de la mise en ligne du clip, Le Ploermelais.fr avait identifié plusieurs sites, dont l'Arche du Port-Blanc ou la plage du Port-Bara. Le délégué local FN, Bertrand Iragne, n'était pas non plus au courant du tournage. Laurence Le Duvéhat, maire de Saint-Pierre-Quiberon, a également fait part de sa surprise, dans les colonnes du Télégramme. "Je reçois des demandes de tournage. Mais je n'ai pas reçu celle-là, indique-t-elle à son tour au Télégramme. Je crois que je n'aurais pas accepté."