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Vidéo Augmentation des prix : Nathalie Arthaud appelle à "indexer les salaires"

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Article rédigé par franceinfo
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"Le monde du travail ne doit pas accepter d'être appauvri", martèle la candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle.

Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à l’élection présidentielle, a appelé samedi 2 avril sur franceinfo à "augmenter les salaires et du Smic" pour faire face à l'augmentation des prix en France.

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La candidate propose que les salaires soient indexés sur les prix "pas une fois par an, pas au bout des 12 mois, alors qu'on a constaté qu'il y a eu 6, 7, 8% d'inflation réelle".

"L'indexation doit être faite mois après mois, si nécessaire, semaine après semaine si c'est nécessaire."

Nathalie Arthaud, candidate de LO

à franceinfo

"Le monde du travail ne doit pas accepter d'être appauvri. Et j'inclus bien sûr les retraités parce qu'on sait combien les pensions de retraite sont indignes", a-t-il affirmé. Elle refuse l'idée que ce serait "les revendications des salariés qui seraient susceptibles de créer une spirale inflationniste. La spirale inflationniste, elle est là. Nous n'y sommes pour rien. Cette spirale inflationniste, c'est le fruit de spéculateurs, de profiteurs de guerre", a-t-elle accusé.

Les leçons de mai 68

À ceux qui affirment qu'une augmentation généralisée des salaires mettrait en danger les petites entreprises, Nathalie Arthaud, professeur d'économie et de gestion, renvoie vers les grandes grèves de mai 1968 : "Le patronat et ses défenseurs expliquaient aux salariés : 'Vos revendications sont de la folie. Vous allez mettre l'économie par terre, les petites entreprises, vous allez les ruiner'. Il y a eu une grève générale et elle a conduit à une augmentation de salaire de 35% du Smig", a-t-elle rappelé.

Elle estime que l'argument des petites entreprises qui ne pourraient pas faire cet effort salarial "est l'alibi pour que les plus grosses bloquent les salaires. Ce sont ces grandes entreprises qui prennent à la gorge les intermédiaires. Un certain nombre de petites entreprises, de petits commerçants seraient ravis de voir enfin leur clientèle populaire avoir un peu plus d'argent", a-t-elle affirmé.

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