Municipales : le taux d'abstention atteint 36,3% au second tour

C'est un record pour le second tour d'élections municipales, selon ces chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur, dimanche 30 mars.

L'abstention a atteint un niveau jamais atteint pour un second tour des municipales sous la Ve République, avec un taux de 36,3%, dimanche 30 mars, selon les chiffres provisoires du ministère de l'Intérieur. A titre de comparaison, au deuxième tour de 2008, l'abstention finale était de 34,80%. Au premier tour le 23 mars, elle s'était établie à 36,45%.

"Il faut voir les choses en face, les électeurs français qui n'ont pas voté ont exprimé une défiance à l'égard de l'action publique", a affirmé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Il ajoute qu'"il en va de la vitalité, de la pérennité même de notre pacte républicain".

> Municipales : les analyses des résultats en direct 

Le taux d'abstention estimé est très fort dans les grandes villes, malgré une participation plutôt en hausse dans les communes convoitées par le Front national. Leabstention atteint, par exemple, 34,9% à Avignon (42,84% au premier tour), 32,1% à Béziers (36,74%) ou encore 41,5% à Perpignan (43,56%).

L'irrémédiable ascension de l'abstention

La fermeture des bureaux de vote intervient à 18 heures, 19 heures ou 20 heures selon la taille des communes, dont seules 6 455 sont concernées par le second tour. Lors des dernières municipales, il y a six ans, le taux d'abstention au second tour était de 34,78%.

La mobilisation était l'un des enjeux majeurs de ce second tour après l'abstention record de la semaine dernière (36,45%), nettement plus forte parmi les sympathisants de gauche que ceux de droite. La gauche mise donc sur une réaction de son électorat traditionnel et sur une mobilisation pour limiter les dégâts. L'opposition UMP-UDI espère pour sa part en profiter tandis que le FN compte bien remporter plusieurs villes, dont Fréjus et Béziers.

Le taux d'abstention a été si fort au premier tour que des élus ou des chercheurs ont réclamé la mise en place du vote obligatoire.