Municipales à Paris : quatre adversaires de Benjamin Griveaux à LREM réclament une "consultation citoyenne"

Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villani estiment qu'une désignation du candidat LREM par une commission, début juillet, serait "précipitée". 

Six candidats briguent l\'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, en mars 2020. 
Six candidats briguent l'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, en mars 2020.  (JOEL SAGET / AFP)

Ils réclament "une primaire qui ne dit pas son nom", annonce le Journal du Dimanche. Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, quatre concurrents de Benjamin Griveaux pour l'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, réclament, dans une tribune au JDD samedi 15 juin, "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation par une commission début juillet. 

Les six candidats (incluant l'écologiste Antonio Duarte) "seront auditionnés le 9 juillet pour un verdict a priori le 10", avait indiqué la Commission d'investiture (CNI) du mouvement jeudi à l'AFP. Cette désignation est, aux yeux des signataires de la tribune, "précipitée".  

Plusieurs d'entre eux s'étaient déjà montrés favorables à l'organisation d'une "consultation ouverte". Cédric Villani et Hugues Renson avaient par ailleurs plaidé pour une décision en septembre. Benjamin Griveaux, ancien porte-parole du gouvernement donné actuellement favori, avait quant à lui estimé qu'une primaire est "une machine à diviser qui enclenche plutôt la défaite qu'une dynamique de victoire".

Marseille également concernée

"Les prochaines élections municipales doivent nous permettre de montrer qu'une autre gouvernance est possible", estiment l'ex-secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, et l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton dans cette tribune. "En Marche s'est construit sur une idée de progrès, d'émancipation et de dépassement des clivages, ainsi que sur des principes de débat démocratique, d'ouverture et de large consultation", arguent-ils.

Ils pensent aussi que Marseille, où plusieurs candidatures sont aussi déclarées au sein de LREM, devrait être concernée. "Paris et Marseille ne sont pas des villes ordinaires (...) La victoire ne pourra donc passer que par un rassemblement conduisant à la désignation d'une tête de liste", écrivent les signataires.

Entre une désignation précipitée, prise entre les quatre murs d'un mouvement politique, et une primaire qui déchire, il y a la place pour un processus fait de débat serein et de consultation citoyenne.Anne Lebreton, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Cédric Villanidans une tribune au "JDD"

Antonio Duarte a quant à lui critiqué dans les mêmes colonnes la démarche, signe d'une "fébrilité déplacée qui risque surtout de les pénaliser".