Loire : un candidat FN tente d'échapper à un contrôle de police et finit en garde à vue

Tête de liste et âgé de 22 ans, il encourt des poursuites pour refus d'obtempérer, rébellion, violence sur agent de la force publique et infractions au Code de la route.

Un comité de soutien composé de militants FN campe devant le commissariat et réclame la libération de Franck Descours, tête de liste FN à Saint-Chamond (Loire), le 13 mars 2014.
Un comité de soutien composé de militants FN campe devant le commissariat et réclame la libération de Franck Descours, tête de liste FN à Saint-Chamond (Loire), le 13 mars 2014.

Le candidat, tête de liste du Front national à Saint-Chamond (Loire), a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi 13 mars, après avoir tenté de se soustraire à un contrôle de police. "Un équipage de la brigade anticriminalité envoyé sur un braquage d'une station service, à Saint-Chamond, a tenté de contrôler Franck Descours, vers 23h30, dont la description pouvait correspondre à celle d'une personne recherchée", a déclaré Jean-Daniel Regnauld, le procureur de la République de Saint-Etienne. 

Le candidat à la fonction de maire, âgé de 22 ans, s'est alors engouffré au volant d'une voiture à bord de laquelle se trouvaient plusieurs de ses colistiers pour prendre la fuite, indique-t-on de même source, en précisant que les policiers en civil étaient porteurs de brassards. Un passager du jeune homme a, de son côté, appelé police secours pour indiquer que leur voiture était poursuivie par des personnes mal intentionnées.

Un quiproquo, d'après l'entourage du candidat

Les policiers de la Bac ont réussi à immobiliser le véhicule de Franck Descours qui a ensuite tenté de s'opposer physiquement à son interpellation. Selon le procureur, il encourt des poursuites pour refus d'obtempérer, rébellion, violence sur agent de la force publique et infractions au Code de la route. Les auteurs du braquage de la station-service n'ont quant à eux pas encore été interpellés.

L'entourage de Franck Descours évoque un quiproquo. Les militants du FN, qui procédaient ce soir-là à des collages d'affiche, auraient cru avoir à faire à une bande qui les aurait agressés la veille et ils auraient donc voulu leur échapper. "C'est une arrestation arbitraire et rien ne justifie la prolongation de sa garde à vue", selon Sophie Robert, présidente du FN dans la Loire. Un comité de soutien composé de militants FN campe devant le commissariat et réclame sa libération, comme le montre ce reportage de France 3 Rhône-Alpes.