A Marseille, le PS arrive en troisième position, derrière l'UMP et le FN

Le candidat socialiste n'obtient que 20,77% des voix, alors que les sondages l'annonçaient autour de 28%.

Le maire sortant UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vote lors du premier tour des municipales, le 23 mars 2014.
Le maire sortant UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, vote lors du premier tour des municipales, le 23 mars 2014. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

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C'est une douche froide pour Patrick Mennucci. Le candidat socialiste à la mairie de Marseille (Bouches-du-Rhône) n'arrive que troisième sur l'ensemble de la cité phocéenne, avec 20,77% des voix, derrière le frontiste Stéphane Ravier, à 23,16%. Le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin, serait loin devant, avec 37,64% des voix.

Le résultat est une désillusion pour les socialistes, crédités de 28% des voix dans les récents sondages, qui nourrissaient l'espoir de déloger Jean-Claude Gaudin après dix-neuf années passées à l'hôtel de ville. Le Front national réalise une percée spectaculaire : le parti ne disposait jusqu'ici que d'un élu au conseil municipal. Il s'agit là d'une "très grande victoire", a réagi la tête de liste Stéphane Ravier.

"Rien n'est joué", assure Mennucci

Pour conquérir la ville, les socialistes comptaient sur deux secteurs stratégiques : le 3e et le 6e. Dans le 3e, la ministre Marie-Arlette Carlotti n'obtient que 24,66% des voix, loin derrière l'UMP-UDI, à 41,76%. Dans le 6e, malgré une division à droite, le candidat socialiste n'arrive que troisième avec 16,63% des voix, derrière le FN à 25,85% et le candidat UMP-UDI à 35,17%.

"Au-delà des apparences des chiffres, rien n'est joué", a pourtant estimé Patrick Mennucci sur BFMTV. "Le changement auquel aspirent les Marseillais ne peut pas passer par le FN, ni par l'immobilisme de la municipalité sortante." Candidat dans le premier secteur, le socialiste y obtiendrait 26,96% des votes, 10 points derrière l'UMP, mais les reports de voix devraient lui permettre de l'emporter. Pas de quoi déstabiliser Jean-Claude Gaudin, qui aborde désormais le second tour dans une position favorable.