Législatives : les comités LREM de Dordogne soutiennent la députée sortante face au candidat investi Jérôme Peyrat

Des militants s'interrogent sur la légitimité de l'ancien conseiller de l'Élysée, condamné pour violences conjugales en 2020, à "défendre la grande cause du quinquennat, justement celle des femmes".

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Radio France
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La députée sortante de la 4e circonscription de Dordogne Jacqueline Dubois (à gauche) et Jérôme Peyrat (à droite), le candidat investi par Ensemble pour lui succéder. (IP3 PRESS/MAXPPP /LUDOVIC MARIN / AFP)

Les comités de La République en marche de Terrasson et Sarlat annoncent dimanche 15 mai dans un communiqué qu'ils soutiendront leur députée sortante de la 4e circonscription de Dordogne Jacqueline Dubois si elle se présentait en dissidence face au candidat investi par leur parti, l'ex-LR Jérôme Peyrat, condamné pour violences conjugales.

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"Si notre députée sortante venait légitimement à se représenter, les militants seraient nombreux à lui apporter leur soutien et à faire campagne à ses côtés, assumant les conséquences potentielles d'un tel engagement", écrivent-ils en se demandant notamment si Jérôme Peyrat pourra réellement "défendre la grande cause du quinquennat, justement celle des femmes".

Dans l'entourage de Jérôme Peyrat, on rappelle que ce communiqué n'émane que de deux des trois comités de la circonscription. On précise que "toutes les composantes de la majorité", dont Horizons et Territoires de progrès, seront présentes lors d'une réunion du candidat investi par Ensemble, lundi soir à Boulazac-Isle-Manoire. Et on assure que des militants des deux comités en question seront également présents pour "montrer leur désaccord avec leurs responsables".  

Jacqueline Dubois n'a pour l'heure pas indiqué si elle se représentait. Elle expliquait le 10 mai envisager "une candidature pour défendre la place des femmes, pour répondre aux enjeux d'une ruralité conquérante, pour une politique propre." 

De leur côté, les marcheurs de Dordogne qui contestent l'investiture de Jérôme Peyrat ne font jamais allusion directe à sa condamnation en 2020 pour violences conjugales. Ils dénoncent en revanche qu'il prenne "la place de la première femme élue députée de notre circonscription", qu'il soit un "politique de métier" et qu'il ne permette pas ainsi de "faire émerger de nouveaux visages". Ils rappellent également que Jérôme Peyrat avait été battu sous l'étiquette LR par Jacqueline Dubois en 2017. Enfin, ces comités LREM de Dordogne s'insurgent de n'avoir toujours pas été contactés par le candidat, "huit jours après" les investitures. 

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