Européennes : Macron dit vouloir mettre "toute son énergie" pour empêcher une victoire du Rassemblement national

En déplacement en Roumanie, le président de la République s'est exprimé sur la campagne des européennes.

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 9 mai 2019 à Sibiu (Roumanie).
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 9 mai 2019 à Sibiu (Roumanie). (DANIEL MIHAILESCU / AFP)

Emmanuel Macron a assuré, jeudi 9 mai, qu'il mettrait "toute [s]on énergie" pour empêcher que le Rassemblement national arrive en tête des élections européennes du 26 mai en France. Plusieurs sondages placent la liste de Jordan Bardella devant celle de La République en marche, menée par Nathalie Loiseau. Une plus grande implication du chef de l'Etat dans la campagne est envisagée, ont dit plusieurs sources à l'Elysée, sans plus de précisions.

"Je crois qu'il n'y a pas mystère (...) La liste du Rassemblement national est une liste de déconstruction de l'Europe. Moi je suis patriote français et européen, ils sont nationalistes. C'est différent, a déclaré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse après un sommet européen, à Sibiu (Roumanie). Et le nationalisme, comme le disait François Mitterrand, c'est la guerre."

"Un projet de désunion"

"Il y a deux ans, a poursuivi le président, le RN, alors Front national, nous disait : '80% de mon projet dépend de la sortie de l'euro'. N'ayant pas su expliquer comment on sortait de l'euro, il a finalement décidé qu'il pouvait y rester, mais son projet n'a pas changé. C'est le même. C'est un projet de sortie de l'euro, de destruction de nos acquis au sein de l'Union européenne comme de la zone euro, donc c'est un projet de désunion. Eh bien, la désunion fait rarement la force."

"Alors même qu'on voit une Chine de plus en plus forte, des Etats-Unis qui essaient d'imposer au reste du monde leurs vues (...), nous avons besoin de tout sauf d’avoir le Rassemblement national en tête", a estimé Emmanuel Macron. "Je mettrai toute mon énergie pour que le Rassemblement national ne soit pas en tête", a-t-il ajouté. "Je suis là où je suis, je suis le président de tous les Français" mais "je crois très profondément que ce choix de l'Europe, c'est aussi celui de la nation et c'est celui qu'il me revient de défendre", a-t-il encore déclaré.