Législatives 2024 : assurance chômage, recrutement de fonctionnaires... Quelles sont les propositions des principaux partis pour l'emploi ?

Avant les élections législatives, franceinfo fait le point sur les principales mesures avancées dans cette campagne. La question de l'emploi a notamment été très discutée.
Article rédigé par Lauriane Delanoë
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
L'assurance chômage est au cœur de cette campagne électorale. (JEAN-FRANCOIS FREY / MAXPPP)

L'essentiel sur les programmes

Qui dit emploi dit chômage... Et l'assurance chômage est au cœur de cette campagne électorale express en vue des législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet. Au centre des débats : la nouvelle réforme voulue par le gouvernement actuel et dénoncée par la gauche et le Rassemblement national. Cette réforme durcit en effet les règles d'indemnisation : il faudrait travailler plus pour ouvrir des droits au chômage. Aujourd'hui, ce sont 6 mois travaillés sur une période de 24 mois. Demain, avec la réforme, ça serait huit mois travaillés, sur une période de 20 mois. Et la durée d'indemnisation serait réduite de quelques mois.

Selon Gabriel Attal et son gouvernement, ces mesures doivent encourager le retour à l'emploi. Le premier ministre assure qu'il prendra ce décret d'ici lundi, le 1ᵉʳ juillet. Le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national promettent tous les deux de l'abroger, dès leur arrivée au pouvoir s'ils remportent les élections. Plusieurs cadres des Républicains ont aussi critiqué cette réforme, mais dans son contre-budget pour cette année, le parti LR proposait aussi de durcir les règles.

Les propositions pour créer des emplois ?

Un mot revient dans tous les programmes : réindustrialisation. L'exécutif met en avant son bilan : 150 000 emplois industriels créés dans de nouvelles usines, ouvertes en France depuis 2017. Il promet 200 000 de plus, d'ici à 2027.

À gauche, Le Nouveau Front populaire envisage une "stratégie industrielle publique" pour reconstruire en France des filières stratégiques. Les médicaments ou les semi-conducteurs, par exemple. L'union des gauches veut par ailleurs protéger l'emploi, en posant des conditions pour les aides aux entreprises.

De leur côté, le RN, LR et Reconquête comptent encourager la relocalisation des industries et la création d'emplois en allégeant la fiscalité. Cela passerait par la baisse des impôts de production ou des cotisations patronales.

Les propositions pour la fonction publique ?

Le Nouveau Front populaire promet des recrutements massifs de fonctionnaires : en priorité dans la santé et les hôpitaux, dans l'éducation et l'école et dans la justice. Il créerait aussi des milliers de postes dans les agences d'État qui assurent la protection de l'environnement, comme l'Office français de la biodiversité.

Les Agences d'État sont, en général, dans le viseur du RN et de LR, qui veulent, les "rationaliser".

Une conférence sociale sur les questions de salaire et du travail

Ces grands rendez-vous, promis dans leurs programmes, rappellent la conférence sur les bas salaires, organisée l'automne dernier par le gouvernement sortant. Avec ce rendez-vous, le Rassemblement national compte affiner ses politiques pour l'emploi. Il veut contrer la création de "mini-jobs" ou le départ de jeunes et de cerveau à l'étranger. Jordan Bardella propose des incitations, pour qu'ils restent travailler en France.

L'union des gauches veut également organiser une conférence sur la pénibilité et le temps de travail. Elle propose la semaine de 32h dans les métiers pénibles ou de nuit. Ça fait écho à une mesure chère à Gabriel Attal, depuis qu'il est Premier ministre, la semaine en quatre jours : travailler le même nombre d'heures, mais ramassée sur quatre jours, et non cinq.

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