Elections régionales et départementales : quel est ce "troisième tour" dont vous allez entendre parler cette semaine ?

Jeudi et vendredi, les présidents des régions et des départements seront élus en séance plénière. C'est cette étape que l'on appelle le "troisième tour" de l'élection.

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Un bureau de vote du 8e arrondissement à Paris, le 27 juin 2021.  (DUPRAT STEPHANE / HANS LUCAS / AFP)

Pas de panique : il ne s'agit pas de retourner aux urnes. Dimanche 27 juin, les Français ont voté pour leurs conseillers régionaux et départementaux, pour une période de sept ans. Ces derniers doivent désormais élire leur président de région et leur président du conseil départemental : c'est cette étape que l'on appelle le "troisième tour" de l'élection. 

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Au conseil régional, le scrutin visant à élire le président ou la présidente aura lieu vendredi 2 juillet. Il fonctionne à la proportionnelle, avec ce que l'on appelle une "prime majoritaire", c'est-à-dire que la liste arrivée en tête dimanche a remporté d'emblée 25% des sièges à pourvoir. Les places restantes sont réparties proportionnellement entre toutes les listes qui ont remporté au moins 5% des suffrages exprimés. Avec ce mode de calcul, la liste arrivée première est quasi assurée d'être majoritaire au conseil régional. C'est mathématiquement le cas dans une triangulaire, comme en Auvergne-Rhône-Alpes, dans les Hauts-de-France et en Occitanie. La majorité peut être plus compliquée à atteindre pour des régions comme la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne, où cinq candidats se sont fait face au deuxième tour.

Peu de suspense pour les présidents de région  

En plus de la prime majoritaire, le mode de scrutin des régionales prévoit qu'au-dessus de 33% des voix au second tour, le vainqueur obtient la majorité absolue. C'est le cas pour tous les candidats, sauf pour le Breton Loïg Chesnais-Girard, qui a fait un score de 29,84% : sa liste obtient 40 sièges sur les 83 du conseil régional, grâce aux 25% de la prime majoritaire. Mais le socialiste n'atteint pas les 42 sièges qui lui auraient assuré une majorité absolue. Pour autant, l'opposition ne semble pas en mesure de le mettre en réelle difficulté sur les délibérations des sept prochaines années de sa présidence. Car "on voit mal les élus Verts, LREM, Républicains et Rassemblement national unir leurs voix pour mettre en échec le groupe majoritaire socialiste", analyse Ouest-France. Cette majorité relative devrait donc lui suffire pour pouvoir gouverner.

Les présidents de département élus le 1er juillet

Côté départementales, le système est plus simple. Il s'agit d'un scrutin majoritaire qui a lieu dans chaque canton. Ces élections ne concernent pas la ville de Paris, la métropole de Lyon, la Guyane, la Martinique, la Corse, les collectivités d'outre-mer ni la Nouvelle-Calédonie. Un canton est une division du département : il y a au total 2 054 cantons. Les électeurs de chacun de ces cantons ont élu deux conseillers départementaux, un homme et une femme. Le binôme ayant obtenu le plus grand nombre de voix entre directement au conseil départemental. Une majorité relative suffit. 

Ce sont ces deux nouveaux conseillers qui éliront officiellement le président ou la présidente du département jeudi 1er juillet. Les principales missions du département relèvent du champ social : il gère plusieurs dispositifs d'aides, dont le RSA (revenu de solidarité active). Il s'occupe aussi de la protection de l'enfance et intervient dans la construction, l'entretien et les équipements des collèges.

L'élection des présidents de département se fait à bulletins secrets. Si un candidat obtient la majorité absolue des voix, il est élu. Si personne ne l'obtient, on organise un deuxième tour de scrutin. Et si la majorité absolue n'est toujours pas atteinte, on organise un troisième tour où la majorité relative suffit. En cas d'égalité des voix, l'élection est acquise au bénéfice de l'âge. Bien souvent, l'élection ne posera pas problème, une majorité se dégageant dans la plupart des départements pour désigner un candidat. 

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