Election présidentielle en Syrie : jour de vote à Damas

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 03/06/2014Durée : 00h50

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A l'étranger, en Syrie, élection présidentielle très particulière : organisée par le régime de Bachar eI-Assad, elle ne concerne que les zones détenues par les Ioyalistes, soit 40 % du pays. Le scrutin a débuté dès ce matin, notamment à Damas, où le président sortant, sûr de sa victoire, a voté. Les opposants dénoncent un simulacre de démocratie.

Sur fond de musique patriotique, les rabatteurs de Bachar AI-Assad incitent les habitants a aller voter a Damas. Il y en a, paraît-il, pour les autres candidats. Nous n'en avons pas vus. On se presse pour voter. Pour la première fois depuis 50 ans, les Syriens ont le choix entre 3 candidats.

Ce sont les premiers pas de la démocratie en Syrie.

Mais les deux rivaux de l'actuel Président sont quasi inconnus.

Je ne sais pas ce qu'ils proposent.

Personne n'ose critiquer Bachar AI-Assad, assuré de gagner.

Dans la situation actuelle, la Syrie doit choisir un Président fort. Il faut en finir avec cette guerre.

La Syrie sera plus forte avec lui, plus forte qu'avant.

Difficile de trouver des voix dissonantes à Damas. "Nous te soutenons de tout notre coeur Bachar" chantent ces partisans Direction le bureau de vote d'un des autres candidats. Il dénonce la corruption en Syrie, une mauvaise répartition des richesses. Ses critiques s'arrêtent là.

Si vous me parlez d'économie, oui je m'oppose à Bachar AI-Assad. Mais je le soutiens dans sa lutte contre les rebelles, je suis même un de ses soldats.

Que vaut une élection sans opposition, où des millions de citoyens sont privés de vote dans les zones de combat? Les rebelles ont qualifié le scrution de farce. A Damas, une association a appelé au boycott. Nous n'avons pas réussi à la rencontrer. Près de là, les combats se poursuivent. Les rebelles ont continué à frapper le coeur de la capitale.

Cette élection qui tente de se donner une apparence démocratique ne vise en fait qu'à renforcer le pouvoir de Bachar AI-Assad. Et à lui laisser les mains libres dans la reconquête militaire du pays.

En Espagne, l'abdication de Juan Carlos hier est un électrochoc. Une partie de la population réclame la fin de la monarchie. Hier soir, des manifestations ont eu lieu dans une quarantaine de villes.

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