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Les Français renoncent de plus en plus à partir en vacances

Ils sont seulement 58% à envisager un départ en vacances, selon le 14e baromètre Ipsos-Europ Assistance. Un record depuis que cette étude existe.

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France Télévisions
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Des vacanciers sur la plage, le 31 juillet 2013 à Biarritz dans le sud de la France. (GAIZKA IROZ / AFP)

La crise continue de peser sur les dépenses des Français. Ils sont seulement 58% à prévoir de partir en vacances cet été, selon le 14e baromètre Ipsos-Europ Assistance publié mardi 13 mai. Parmi les Européens interrogés, 54% des envisagent de partir en vacances entre juin et septembre, comme en 2013. Francetv info tire les leçons de cette étude.

De moins en moins de Français s'autorisent des vacances

Les Français sont 4% de moins qu'en 2013 et 8% de moins qu'en 2012, à envisager de s'échapper cet été (voir le graphique ci-dessous). Il s'agit du taux le plus bas depuis que le baromètre Ipsos-Europ Assistance existe, comme le rappelle Le Parisien (article payant).

Après la crise de 2008, la courbe a plongé avant de doucement remonter pour chuter à nouveau ces deux dernières années. "Ce taux d'intentions de départs se situe désormais à un niveau proche de la moyenne européenne", relève l'étude d'Ipsos. La spécificité de la France, un pays où l'on part traditionnellement beaucoup en vacances, s'estompant année après année. 

Un taux stable en Europe

Le taux d'intention de départ en vacances se stabilise à 54% en Europe, comme en 2013. En 2008, le taux moyen d'intentions de départs des Européens était de 67%. Il était passé sous les 60% en 2012 et a continué de baisser ensuite (voir le graphique ci-dessous). Ils sont 43% à abandonner le farniente pour cet été. Les retraités et les femmes sont les plus pénalisés par ce renoncement.

Les écarts se creusent entre Européens du Nord et Européens du Sud, selon cette publication. "L'étude montre clairement que l'Europe du Sud reste très touchée par la crise alors que l'Europe du Nord retrouve des niveaux de départs d'avant-crise", analyse Thierry Depois, directeur général d'Europ Assistance. La tendance remonte dans les pays germaniques : 56% des Allemands prévoient de partir cet été (+4 points en un an) et 68% des Autrichiens (+11 points). Ce sont eux les plus enclins à partir en Europe.

Dans les autres pays, les perspectives sont moins réjouissantes. La baisse touche aussi les Britanniques, qui sont 54% à prévoir des vacances (-2 points), les Italiens (52%, -1 point) et les Belges (47%, -2 points). Et comme l'an dernier, moins d'un Espagnol sur deux compte partir en vacances, avec seulement 42% d'intentions de départs (stable), dans un pays laminé par le chômage.

Un budget en hausse

S'ils sont moins nombreux à vouloir partir, le budget moyen des Européens pour les vacances d'été augmente un peu. Ils prévoient de dépenser 2 313 euros, contre 2 242 euros en 2013. Mais "derrière cette relative stabilité des budgets, se manifeste un creusement des écarts entre les pays les plus touchés par la crise et ceux dont l'économie résiste mieux", rapporte l'étude. 

Les Français, eux, consacreront 2 227 euros à leurs vacances. A noter que les Européens qui ont l'habitude de partir plusieurs fois par an en vacances devraient eux partir encore plus cet été.

* Etude menée du 10 février au 21 mars auprès d'un échantillon représentatif de 3 505 personnes majeures, en France, en Espagne, en Belgique, en Autriche, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni.

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