Cet article date de plus de huit ans.

Vidéo Les "dérives" tarifaires des soins dentaires

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 1 min.
CLARISSE FORTUNE - FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Principaux soins incriminés par l'étude de l'association 60 millions de consommateurs : les prothèses, comme les couronnes, bridge, inlay ou reconstitutions.

Les soins dentaires coûtent cher. Ils sont peu remboursés par l'assurance maladie et font souvent l'objet de "pratiques tarifaires excessives", voire de "dérives inacceptables". Ce qui pousse de nombreux Français à renoncer aux soins, dénonce une étude de l'association 60 millions de consommateurs, lundi 25 novembre.

Principaux soins incriminés : les prothèses, qui en 2012 ont représenté cinq milliards d'euros de dépenses, dont un milliard seulement est remboursé par l'assurance maladie. La somme qui reste à la charge du patient après remboursement par la Sécu s'élève à plus de 290 euros en moyenne par acte de prothèse, avec des variations en fonction des départements. Mais elle ne descend "quasiment jamais" sous les 200 euros et grimpe même à plus de 400 euros à Paris.

Les soins d'orthodontie pointés du doigt

Selon l'étude, les sommes demandées pour une couronne céramo-métallique dépassent 600 euros, alors que la prise en charge de l'assurance maladie n'est que de 75,25 euros – soit 70% de la base de remboursement. Pour la pose d'un implant, peu prise en charge par l'assurance maladie, le coût moyen est supérieur à 2 000 euros. Pourtant, il existe dans certains cas des solutions moins onéreuses, mais elles restent peu pratiquées par les dentistes.

Autre traitement pointé du doigt : l'orthodontie. Ces soins ont représenté en 2012 plus d'un milliard d'euros, dont près de 80% constituent des dépassements d'honoraires, affirme l'association. Ce type de traitement est d'autant plus coûteux qu'il peut durer jusqu'à trois ans. Il a été facturé en moyenne 650 euros par trimestre l'an dernier, avec de fortes variations géographiques : près de 1 000 euros en moyenne à Paris, contre 400 en Ariège. Or, la Sécurité sociale rembourse 193,50 euros par semestre… si le traitement débute avant l'âge de 16 ans.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.