VIDEO. Gélatine d'âne, poudre de rhinocéros... Ces remèdes traditionnels cachent un énorme trafic d'animaux

Les médicaments traditionnels d’origine animale utilisent souvent des espèces protégées ou menacées d’extinction.

De la gélatine d’âne contre la ménopause à la poudre de rhinocéros anti-cancer, en passant par les écailles de pangolin aux vertus aphrodisiaques, ces remèdes traditionnels, rejetés par le science, cachent un énorme trafic d’animaux.

Parmi les espèces utilisées, on trouve des animaux protégés ou menacés d’extinction, dont le commerce est interdit. Dans la médecine traditionnelle d’Asie du Sud par exemple, « il y a une très forte demande pour les partie du corps du tigre » explique Paver Brandi, conservateur au zoo de Prague. D’autre part, deux espèces de pangolins sont sur la liste rouge des espèces en danger critique d’extinction de l’IUCN. On estime à environ un million de pangolins capturés ces dix dernières années pour nourrir la demande de la Chine et du Vietnam. 

Les médicaments d’origine animale représentent 42% des saisies de contrebande en Europe

La Chine et le Vietnam, en effet, sont les premiers importateurs et exportateurs. Mais le trafic tend à s’ouvrir à d’autres régions du monde, comme le signale Jan Sowa, officier garde frontière à l’aéroport d’Heathrow : "La gamme de médicaments que nous confisquons n’est plus seulement issue de la médecine traditionnelle asiatique (...), il y a de nouveaux produits qui viennent de pays comme les Etats-Unis : compléments nutritionnels, protéines musculaires…

Dans l’Union européenne, les médicaments d’origine animale représentent 42% des saisies de contrebande, selon TRAFFIC. C’est trois fois plus que les saisies d’ivoire. 

Ces remèdes traditionnels cachent un énorme trafic animaux
Ces remèdes traditionnels cachent un énorme trafic animaux (BRUT)