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Vidéo Des portiques anti-fraude … pas très dissuasifs !

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Durée de la vidéo : 2 min
OEIL DU 20H
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Article rédigé par L'Oeil du 20 heures
France Télévisions

Pour lutter contre la fraude, il y a une solution : des portiques. Dans le métro ou à la gare. Un ticket, et hop ça s’ouvre. A la gare Saint-Lazare de Paris, il y a en a des tout neufs .Mais on ne peut pas dire qu’ils soient très dissuasifs.

A la gare Saint-Lazare, il y a 24 portiques, situés à l’entrée des quais. Le coût : 2.2 millions d’euros, payés par la région Normandie. Son président, Hervé Morin, était tout fier de les inaugurer en décembre dernier. Il souhaite lutter contre la fraude et assurer la sécurité des voyageurs.

Le principe de fonctionnement, nous le testons dans une autre gare : le  voyageur passe son billet, et les portes s’ouvrent. Sauf à la gare Saint-Lazare.

On présente notre billet à 10 heures, et on découvre les portiques ouverts. A 14 heures, toujours ouverts : les portiques ne fonctionnent toujours pas. On retente à 17 heures. L’heure de pointe.Toujours rien. 

Les portiques sont restés ouverts toute la journée. Une exception ? Nicole Grof, présidente de l'association d’usagers du Paris-Cherbourg, les emprunte quotidiennement.  “C’est ouvert, on peut passer comme on veut. Voilà. Moi je prends le train à 18H09, et c'est tout le temps comme ça"

Pourquoi  une telle opération portes ouvertes ? Voici la réaction de la SNCF : "Il faut régler certains dysfonctionnements (...) Ca concerne les billets et les codes-barres électroniques. La lecture prend trop de temps (...) Il faut donner le temps pour ça marche parfaitement”

Problème informatique donc, mais la SNCF a un autre souci, plus difficile. En période d’affluence, c'est compliqué de fermer les portiques. Les voyageurs sont trop nombreux, ça créerait des embouteillages. Ce que nous confirme une employée de la SNCF : “La machine ne peut pas subir beaucoup de flux de voyageurs”

A l’heure de pointe, les portiques anti - fraude restent ouverts. Un paradoxe, non ? On aurait bien aimé posé la question à Hervé Morin, mais c’est son numéro deux qui a été désigné, Jean-Baptiste Gastinne “Je ne conteste pas le fait qu’on ne contrôle pas tous les trains aujourd’hui. Ces trains sont choisis, on contrôle certains trains. Ca a vocation, par contre à s’étendre et d’ici un an à deux ans, le nombre de trains contrôlés va augmenter considérablement”. 

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