Transports : vers la privatisation de certaines lignes de TER

La SNCF s'apprête à ouvrir à la concurrence ses lignes régionales. À partir de mardi 3 décembre, les régions pourront lancer des appels d'offres et permettre à des compagnies privées de reprendre certaines lignes de TER ou d’Intercités. Alors le privé sera-t-il plus efficace et moins cher que le public ?

France 2

Les quais de gare pourraient bientôt accueillir des TER et Intercités privés. Dès mardi 3 décembre, les régions pourront lancer des appels d'offres pour l'ouverture à la concurrence de leurs lignes. Alors quel est l'intérêt ? Les trains sont-ils aujourd'hui dégradés ? Oui, selon des usagers de la gare de Siant-Dié-Des-Vosges (Vosges), la situation se dégrade de plus en plus. "Nous souffrons particulièrement sur la ligne Saint-Dié-Strasbourg du manque d'arrêts des trains", explique une usagère. "Beaucoup de lignes et beaucoup d'horaires sont supprimés", précise une autre. Trains qui n'arrivent pas à l'heure en gare, indisponibles : les problèmes sont fréquents.

Des trains entre 15 et 30 % moins chers ?

L'ouverture à la concurrence va-t-elle permettre un meilleur service ? Pour la région Grand Est, c'est la solution pour l'amélioration du service ferroviaire. "La SNCF a besoin d'être stimulée. C'est une grande et belle entreprise, mais pour se réformer elle a besoin d'être en discussion et en concurrence avec d'autres opérateurs. On pense qu'il est possible de produire des trains entre 15 et 30 % moins chers", évoque David Valence, vice-président chargé des transports du Grand-Est. En France, les premiers trains régionaux privés ne devraient pas circuler avant 2022.

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Un TER, à la gare d\'Abbeville (Somme), le 30 novembre 2019.
Un TER, à la gare d'Abbeville (Somme), le 30 novembre 2019. (AMAURY CORNU / HANS LUCAS / AFP)