SUD Rail et la CGT Cheminots s'invitent à la réception pour les 80 ans de la SNCF

Au cri de "la SNCF n'est pas à vendre", les manifestants ont déambulé dans les allées de "Ground control", l'ancien centre de tri postal, près de la gare de Lyon, à Paris.

Une centaine de manifestants de SUD Rail et de la CGT Cheminots se sont rassemblés près de la gare de Lyon, à Paris, le 12 mars 2018.
Une centaine de manifestants de SUD Rail et de la CGT Cheminots se sont rassemblés près de la gare de Lyon, à Paris, le 12 mars 2018. (ANTHONY DEPERRAZ / CROWDSPARK / AFP)

Pas de bougies mais des fumigènes. Alors que se prépare la réforme de la SNCF, une centaine manifestants de SUD Rail et de la CGT Cheminots se sont brièvement invités à l'intérieur du lieu de réception de la fête organisée par la direction du groupe à Paris pour célébrer les 80 ans de l'entreprise, a constaté une journaliste de France Inter, lundi 12 mars. 

Au cri de "la SNCF n'est pas à vendre", les manifestants ont déambulé dans les allées de "Ground control", l'ancien centre de tri postal situé près de la gare de Lyon, où était organisée la fête. "Cheminots en colère, on ne va pas se laisser faire", ont chanté les manifestants, qui ont fini par ressortir du bâtiment après une trentaine de minutes. 

Appel à se mettre en grève le 22 mars

Responsable de SUD Rail, Fabien Villedieu avait, auparavant, appelé au micro "les cheminots à se mettre en grève le 22 mars et à participer à la grande manifestation nationale", tout en soulignant que "c'est aux assemblées générales, aux cheminots de se décider". Pour la CGT, Alexandre Boyer a estimé que "la concurrence n'est pas obligatoire" et a dénoncé "les coups" pris par le statut de cheminot "depuis des années".

"Une grille a cédé", a reconnu la direction de la SNCF, permettant l'intrusion des manifestants qui s'étaient rassemblés un peu plus tôt à l'extérieur du bâtiment.