SNCF : une réforme qui fait polémique

Le Premier ministre a confirmé ce lundi 26 février qu'il recourrait aux ordonnances dans le cadre de la réforme de la SNCF. Il assure vouloir aller vite, et éviter les manoeuvres de blocage. 

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Dans le dossier SNCF, pour le Premier ministre, la fin justifie les moyens : si la réforme doit se faire vite, c'est que la situation est grave. Au programme de la réforme ferroviaire, la fin du statut de cheminot à l'embauche. À la SNCF, la garantie de l'emploi à vie n'existera plus pour les nouvelles recrues. De leur côté, les cheminots déjà en poste conservent leur statut et leur droit à la retraite. Mais pour les syndicats, s'en prendre aux cheminots, c'est détruire l'esprit du service public. Une mesure qui a fait sortir de ses gonds le secrétaire général de la CFDT : "Oui, l'entreprise doit évoluer, mais avec les cheminots, pas contre les cheminots. (...) Je ne laisserai personne cracher à la figure des cheminots, pareil pour les fonctionnaires", a réagi Laurent Berger dans le journal Les Échos. 

La CGT prête à un mois de grève 

Autre priorité de la réforme : transformer la SNCF en Société nationale à capitaux publics. En revanche la suppression des petites lignes les moins rentables est abandonnée. Mais pour aller vite, le gouvernement annonce qu'il réformera par ordonnances. Une méthode qui fait déjà polémique. "Derrière cette histoire d'ordonnances, il y a une volonté de contourner la représentation nationale qui n'est pas bonne"analyse Alexis Corbière, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis. "On a un gouvernement qui est très antiparlementaire en fait, qui considère en réalité que c'est des bavardages inutiles". Demain, les syndicats se réunissent pour décider d'une mobilisation commune. La CGT se dit prête à faire grève pendant un mois pour faire plier le gouvernement. 

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Le Premier ministre Edouard Philippe, à Paris, le 26 février 2018.
Le Premier ministre Edouard Philippe, à Paris, le 26 février 2018. (ERIC FEFERBERG / AFP)