SNCF : les chibanis demandent réparation

Les chibanis, ces cheminots d'origine marocaine que la SNCF est allée chercher dans les années 1970, seront fixés sur leur sort ce mercredi 31 janvier. La Justice, en appel, doit dire s'ils ont été discriminés dans leur carrière par la compagnie.

FRANCE 2

C'est à la gare de Trappes (Yvelines) qu'il se sont donné rendez-vous ce mercredi matin. Marocains, ils ont travaillé plus de 20 ans à la SNCF sans en avoir tous les avantages. Aujourd'hui, ils se rendent à la Cour d'appel de Paris avec l'espoir d'obtenir enfin réparation. Des centaines de Marocains ont quitté leur pays à la fin des années 1970 pour travailler à la SNCF. C'est la période des Trente Glorieuses ; l'entreprise française, en plein développement, a besoin de main-d'œuvre.

Un contrat mensonger

À l'époque, Mohamed Lainouni a signé un contrat réservé aux étrangers. Un document qui lui garantissait une égalité de traitement avec les salariés français. Mais en pratique, son contrat n'aurait pas été respecté. En 2015, la SNCF avait été condamnée en première instance pour discrimination. Réunis en nombre ce midi au tribunal de Paris, les chibanis attendent la confirmation de ce jugement en appel. Ils réclament plus de 600 millions d'euros de dommages et intérêts.

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Des \"chibanis\", anciens travailleurs marocains de la SNCF, le 15 mai 2017, lors d\'une audience de la cour d\'appel de Paris.
Des "chibanis", anciens travailleurs marocains de la SNCF, le 15 mai 2017, lors d'une audience de la cour d'appel de Paris. (SYLVIE HUSSON / AFP)