SNCF : des centaines de voyageurs bloqués à Marseille et Toulon à cause d'une fuite de gaz

La SNCF, qui promet de rembourser à 100% les billets, a distribué des repas et met en place des "rames de repos" à Marseille, Toulon et Nice.

À Pornic, en Loire-Atlantique, c\'est désormais l\'office du tourisme qui se charge de la vente de billets SNCF au public. La gare est dépourvue de guiches depuis le 1er novembre.
À Pornic, en Loire-Atlantique, c'est désormais l'office du tourisme qui se charge de la vente de billets SNCF au public. La gare est dépourvue de guiches depuis le 1er novembre. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Des centaines de voyageurs étaient bloqués vendredi 4 octobre au soir à Marseille et Toulon, le trafic des trains étant arrêté, depuis le début de l'après-midi et pour une durée indéterminée, à cause d'une fuite de gaz à la Ciotat dans les Bouches-du-Rhônes. "Une canalisation a été endommagée et les autorités nous ont interdit toute circulation des trains entre Marseille et Toulon" depuis 16 h 38, a indiqué à un porte-parole de la compagnie ferroviaire.

"L'opérateur gazier ne peut prendre aucun engagement précis" quant à l'heure à laquelle les conditions seront réunies pour que les trains circulent à nouveau, a-t-il ajouté. Des centaines de voyageurs se sont retrouvés bloqués, mais beaucoup d'entre eux ont pu poursuivre leur voyage par leurs propres moyens ou ont été pris en charge par des proches. La SNCF, qui promet de rembourser à 100% les billets, a distribué des repas et met en place des "rames de repos" à Marseille, Toulon ainsi qu'à Nice pour ceux qui seraient contraints de dormir sur place. Leur nombre n'était pas encore déterminé à 22 h 45, a-t-il précisé.

A la gare Saint-Charles, un panneau d'affichage invitait les voyageurs à "reporter [leur] voyage", peu avant 23 heures, a constaté une journaliste. Un agent proposait à ceux qui n'ont pas d'autre solution de passer la nuit dans des rames TGV, garées le long de trois quais.

Une vingtaine de pompiers mobilisés

C'est ce que s'apprêtait à faire une passagère qui a quitté Strasbourg à 13h40 pour Saint-Raphaël. "La dernière fois en janvier, un arbre est tombé sur une caténaire et on a du dormir à Toulon. Ce n'est pas la faute de la SNCF", dit-elle, résignée. "On ne peut même pas savoir si on peut prendre un taxi ou aller à l'hôtel parce qu'on sait pas qui va payer", déplore une retraitée allemande, Ina Grieb, également arrivée de Strasbourg, en route pour Antibes (Alpes-Maritimes). "Et tout est fermé, je ne peux même pas trouver un verre de vin !".

Interrogés, les pompiers des Bouches-du-Rhône ont indiqué intervenir pour une "fuite de gaz due à l'arrachement d'une canalisation par un tractopelle". "Une vingtaine de pompiers ont été mobilisés" pour "protéger le périmètre contre tout risque d'explosion ou d'incendie", a précisé une porte-parole. L'opérateur gazier, GRTGaz a indiqué de son côté être "à pied d'oeuvre depuis la fin de l'après-midi (...) pour assurer, en toute sécurité, un retour à la normale dans les meilleurs délais", et précise que l'incident a été causé par un engin tiers.