La SNCF peine à recruter des conducteurs de trains

La SNCF tente par tous les moyens de recruter 300 conducteurs de trains. Si ce métier faisait autrefois rêver, il présente de nombreuses contraintes. Les caméras de France 3 ont suivi le quotidien d'un conducteur de train en Haute-Garonne.  

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FRANCE 3

Le métier d'Antoine fait rêver, mais il n'est pas sans contraintes. Il ne conduit que des TER dans le Sud-Ouest, mais ce soir, comme cinq fois par mois, il va dormir loin de chez lui et de sa femme. Pour lui, c'est le début d'une journée de travail où tout est chronométré, dès sa prise de poste, à la minute près : "Je prépare les renseignements techniques de chaque ligne, je les associe aux trains que je vais faire. C'est minuté, donc j'ai 13 minutes au total pour tout faire" détaille le jeune conducteur de train.

La retraite à 52 ans : un avantage révolu

Être à l'heure, contrôler le train, être responsable de la vie de centaines de voyageurs, autant de contraintes qui permettent une contrepartie : de nombreux conducteurs ont droit à la retraite à 52 ans. Mais ce n'est pas le cas des plus jeunes, comme Antoine : "Je suis entré en 2010, donc après les réformes. L’âge de départ a été reculé, et il me faudra les 166 trimestres de toute façon. Donc en ayant commencé à 22 ans, je partirai comme la plupart des salariés français, après 60 ans". La plus grande crainte d'Antoine : percuter quelqu'un sur les voies. Un accident qu'il n'a pas connu, mais qui arrive au moins une fois dans une carrière.

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L\'accident a eu lieu entre les gares de Pierrelatte et Bollène.
L'accident a eu lieu entre les gares de Pierrelatte et Bollène. (NORBERT FALCO / MAXPPP)