SNCF : quand les non-grévistes s'expriment

Ce mardi 24 avril, au dixième jour du conflit, plus de 63% des conducteurs sont en grève. Tous métiers confondus, le taux de grévistes tombe à 17,8%. Qui sont ces non-grévistes et quelles sont leurs motivations ?

France 2

Contrôleurs, guichetiers et agents d'accueil à leur poste ce mardi 24 avril, non-grévistes, comme la majorité des cheminots. Pour quelle raison ont-ils choisi de travailler ? À la gare de Lyon (Paris), cet agent n'a pas fait un seul jour de grève par souci des usagers et parce qu'il soutient la réforme. "Il faut que la SNCF évolue, et je pense qu'il faut que nous, on contribue à ce que l'évolution de la SNCF puisse se faire dans les meilleures conditions", explique-t-il. Cet agent est le seul à avoir accepté de nous parler ouvertement. Les cheminots au travail refusent de s'exposer.

Pas toujours facile d'assumer ses choix

Dans les gares, il est interdit de filmer, alors nous abordons les non-grévistes en caméra discrète. Ce cadre est favorable à l'ouverture à la concurrence. "C'est dramatique les monopoles (...) Par principe, j'aime avoir le choix. Je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas le choix d'avoir d'autres trains que la SNCF...", lâche-t-il. Mais certains travaillent à regret. Ce guichetier est contre la réforme, mais la grève coûte cher. Au siège de la SNCF, près de Paris, même discrétion des non-grévistes, par souci de ne pas froisser ceux qui débrayent et par crainte de la hiérarchie. La SNCF est divisée. Grévistes ou non grévistes, pas toujours facile d'assumer ses choix.

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Un agent SNCF marche sur un quai de la gare Saint-Charles, à Marseille, le 3 avril 2018.
Un agent SNCF marche sur un quai de la gare Saint-Charles, à Marseille, le 3 avril 2018. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)