Grève SNCF : le cinquième épisode de la contestation s'ouvre dimanche soir

Dès ce dimanche 22 avril au soir, à 20 heures, et jusqu'à mercredi 25 avril à 7h55, les usagers de la SNCF auront droit à deux nouveaux jours de galère. Le mouvement des cheminots doit durer jusqu'à la fin du mois de juin.

FRANCE 3

Le compte à rebours avant le début de la grève et le rush, dans les gares SNCF de France. À 20 heures, le trafic sera réduit de 60 à 70 %. À la gare du Nord, à Paris, les voyageurs scrutent les écrans d'annonce, car il faut prévoir et anticiper afin de ne pas se retrouver bloqué à quai. Certains ont donc pris un train plus tôt que leur trajet initial afin d'être sûrs d'arriver à bon port. D'autres comprennent : "Au quotidien, cela nous ralentit et cela nous empêche de réaliser nos trajets, mais je les soutiens dans leur lutte", explique un usager. À l'arrivée, les voyageurs sont soulagés. Trains blindés, peu de places... chacun fait comme il peut. La grève commence ce dimanche soir et prend fin mercredi 25 avril au matin ; c'est le cinquième épisode.

Moins de grévistes

De son côté, en dépit d'une forte réduction du trafic, la direction assure qu'elle maîtrise mieux la situation. "Il y a une amélioration très nette, indique Mathias Vicherat, directeur général adjoint de la SNCF, et cela s'explique de plusieurs façons : d'abord la baisse du nombre de grévistes. Une deuxième raison, c'est que nous nous sommes adaptés progressivement au fur et à mesure des séquences de grève pour mieux anticiper et pour mobiliser nos moyens disponibles. Et la troisième raison, c'est que nous avons aussi des ressources de volontaires qui viennent dans les trains pour pouvoir tenir la place des grévistes". Le conflit reste toujours dans l'impasse avec un dialogue de plus en plus difficile entre gouvernement et syndicats.

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Un salarié de la SNCF lors d\'une manifestation, le 19 avril 2018, à Toulouse (Haute-Garonne).
Un salarié de la SNCF lors d'une manifestation, le 19 avril 2018, à Toulouse (Haute-Garonne). (PASCAL PAVANI / AFP)