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Grève du 5 décembre : "On ne va pas appeler à manifester contre un système que l'on préconise", affirme Laurent Berger

La CFDT n'appelle pas à la grève contre la réforme des retraites, à l'exception de la CFDT-Cheminots.

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Radio France
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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur franceinfo le 9 septembre 2019. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"La CFDT poursuit depuis une quinzaine d'années l'objectif de créer un système de retraite par répartition qui soit beaucoup plus juste et beaucoup plus lisible. On ne va pas appeler à manifester contre un système que l'on préconise par ailleurs", a indiqué jeudi 5 décembre sur France Culture Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, à propos de la grève du 5 décembre contre le projet de réforme des retraites du gouvernement.

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"Il faut que l'on puisse être solidaires les uns des autres, et avoir un régime avec des règles communes", a affirmé Laurent Berger. Selon lui, la CFDT "est depuis longtemps maintenant favorable à un régime universel qui tienne compte des spécificités, par exemple quand on travaille la nuit".

La logique c'est de faire en sorte que l'on tienne compte des spécificités, mais celles du monde du travail d'aujourd'hui, c'est pour cela qu'on veut ce régime universel.

Laurent Berger

à franceinfo

Pour le secrétaire général de la CFDT, le système actuel n'est ni viable, ni juste : "Ce qui m'insupporte c'est d'abord de considérer que le système actuel serait parfait, y compris pour les cheminots par exemple, ce n'est pas vrai". Laurent Berger martèle que le système actuel "est miné d'inégalités et cela remet en cause la solidarité", alors que le gouvernement "veut montrer les muscles".

"Le gouvernement a perdu tout le monde"

Il critique le manque de clarté du gouvernement. "Depuis cinq, six mois, le gouvernement a perdu tout le monde", affirme-t-il. Le gouvernement "a aussi instauré l'idée que cette réforme serait aussi pour faire des économies".

"Là, c'est la ligne rouge de la CFDT, dénonce Laurent Berger. Soyons clairs : le temps des efforts est passé. Ces efforts, les travailleurs les ont déjà faits en 1993, en 2003, en 2010, en 2013... et maintenant c'est le temps de la solidarité, de la justice. Ce qui se joue c'est aussi un ras-le-bol beaucoup plus global. Pour l'instant, nous le faisons par la discussion et la concertation, si on n'est pas d'accord à la fin, nous trouverons d'autres moyens pour nous exprimer", termine le syndicaliste.

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