Grève des contrôleurs : la SNCF tente "de nous mettre la grève sur le dos", dénonce Unsa-ferroviaire

Le syndicat rappelle que les préavis ont été déposés "fin octobre" pour obtenir des augmentations de salaires. "La volonté de tous, c'est de retourner autour de la table pour discuter, arriver au consensus", affirme la représentante des contrôleurs.
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Radio France
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Delphine Ledieu, représentante des contrôleurs à la Fédération Unsa-ferroviaire, invitée de franceinfo, jeudi 1er décembre 2022. (CAPTURE D'ECRAN FRANCEINFO)

La SNCF tente "de nous mettre la grève sur le dos", a dénoncé jeudi 1er décembre sur franceinfo Delphine Ledieu, qui représente les contrôleurs à la Fédération Unsa-ferroviaire. Trois syndicats ont appelé à cesser le travail du vendredi 2 décembre jusqu'au dimanche 4 décembre pour réclamer, notamment, une hausse du salaire des contrôleurs. Sur les trois jours, 60 % des TGV et des Intercités seront annulés. "Les préavis ont été déposés fin octobre", indique Delphine Ledieu. "On ne comprend pas" pourquoi la direction fait "passer cette grève pour une grève surprise", ajoute-t-elle. 

Pourquoi prévenir les Français si tard ?

On se le demande. Les préavis ont été déposés fin octobre par les trois organisations syndicales qui soutiennent ce mouvement. On ne comprend pas et on comprend à la fois. Le fait de faire passer cette grève pour une grève surprise auprès des clients de la SNCF, ça montre bien qu'il y a une volonté de la part de la SNCF de nous mettre la grève sur le dos.

Il n'y avait pas d'autres moyens ?

Le moyen, c'était de continuer à négocier autour de la table pour que ce mouvement ne s'amplifie pas de plus en plus au fil des jours et d'avoir des propositions pérennes et sur le long terme, pour tous les contrôleurs de France. Les revendications ne portent pas que sur des hausses de salaires. Depuis quelques années, il y a un mal-être, un malaise et un ras-le-bol de la part de tous les contrôleurs de France. Pas uniquement des contrôleurs. TGV ou Intercités. Cette colère et ce mal-être portent sur des conditions de travail qui se dégradent de plus en plus, de plus en plus de responsabilités à bord des trains sans rien en retour et sans une réelle reconnaissance des spécificités de ce métier.

Les Français pourront-ils prendre le train à Noël ?

On l'espère vraiment. À l'Unsa ferroviaire, on n'est pas partisan de la grève absolue. On n'est pas dans la gréviculture. On espère vraiment qu'à l'issue de ce premier préavis ce week-end, la direction va nous demander de revenir autour de la table avec des propositions pérennes. L'objectif des contrôleurs qui aiment leur métier et qui le font avec un grand professionnalisme, ce n'est pas de bloquer les Français qui vont partir pendant les fêtes de fin d'année. La volonté de tous, c'est de retourner autour de la table pour discuter, arriver au consensus, ce qu'on n'est pas arrivé à faire aujourd'hui.

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