Ain : un TGV Genève-Paris percute deux bouteilles de gaz placées sur les voies

L'incident, survenu dimanche, n'a provoqué aucune explosion et n'a pas fait de blessés. Le train a pu repartir après trois heures d'interruption du trafic.

Des TGV Lyria, qui relient Paris et Genève, à la gare de Lyon, le 29 mars 2018.
Des TGV Lyria, qui relient Paris et Genève, à la gare de Lyon, le 29 mars 2018. (YANN CASTANIER / HANS LUCAS / AFP)

Un TGV qui circulait dimanche entre Genève et Paris a percuté deux bouteilles de gaz placées sur les voies, dans le département de l'Ain, a annoncé le parquet, lundi 18 mars. L'incident n'a pas provoqué d'explosion et n'a pas fait de blessés, a-t-il ajouté, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. Le train a pu repartir après trois heures d'interruption du trafic dimanche après-midi. Le parquet antiterroriste a été avisé mais ne s'est pas saisi du dossier.

"Nous n'avons pas beaucoup d'éléments. Il n'y a pas eu de revendication ; il n'y avait pas de dispositif de mise à feu. Toutes les hypothèses restent ouvertes à ce stade, mais il est clair que ces bouteilles n'avaient rien à faire là, sur des voies de TGV qui sont protégées par un grillage", a déclaré le procureur de la République à Bourg-en-Bresse Christophe Rode. Une enquête a été ouverte pour des faits de "dégradation par emploi d'une substance explosive".

"Un acte forcément malveillant"

Interrogée par l'AFP, la SNCF n'a pas souhaité faire de commentaires. Selon Le Progrès, l'incident est survenu vers 15 heures, alors que le TGV s'approchait d'un viaduc dans une courbe, à faible vitesse (environ 80 km/h). Apercevant un obstacle sur la voie, le conducteur a actionné le freinage d'urgence mais n'a pu empêcher la motrice de percuter les bouteilles.

"Est-ce que le choc peut suffire à entraîner une explosion ? Je ne sais pas encore. Quand les gendarmes sont arrivés, une bouteille fuyait. On verra avec l'enquête à côté de quoi on est passé", ajoute le procureur, pour qui "il y a clairement une volonté de marquer les esprits" dans un climat social tendu. "C'est un acte forcément malveillant qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques", estime pour sa part la colonelle Florence Guillaume, qui commande le groupement de gendarmerie de l'Ain, interrogée par le quotidien régional.