Routiers : malgré l'échec des négociations, l'intersyndicale appelle à lever les barrages

Les négociations salariales pourraient reprendre mardi soir après l'échec de premières discussions dans la journée.

Des routiers bloquent le périphérique de Caen, à Mondeville (Calvados), le 20 janvier 2015.
Des routiers bloquent le périphérique de Caen, à Mondeville (Calvados), le 20 janvier 2015. (MAXPPP)

Malgré l'échec des négociations salariales avec le patronat, ils veulent lever les blocages et les barrages filtrants sur différents sites industriels. L'intersyndicale (CGT, FO, CFTC et CFE-CGC), à l'origine de la grève en cours dans le transport routier, a appelé, dans la soirée du mardi 20 janvier, à "lever les barrages"

Jérôme Vérité, secrétaire général de la CGT Transports, a indiqué qu'une assemblée générale se tiendrait "demain [mercredi] matin pour décider des suites" à donner au mouvement social. Il a évoqué une possible reprise des discussions entre syndicats et patronat mardi dans la soirée.

La revalorisation des salaires au cœur des revendications

Un mois après l'échec de la dernière séance des négociations annuelles entre patronat et syndicats, les employés du secteur réclament une revalorisation de leur salaire de 5%, mais aussi un 13e mois, une meilleure gestion des fins de carrière... 

Le patronat, de son côté, a présenté des propositions améliorées par rapport à décembre, mais ne voulait pas aller au-delà de 1% à 2% de revalorisation, selon les échelons de salaire, invoquant les difficultés des transporteurs, le contexte de faible croissance et la concurrence venue d'Europe de l'Est. Les revendications des syndicats, "comme il a été indiqué par toutes les organisations patronales, sont incompatibles avec les réalités économiques des entreprises du transport de marchandises", disaient les organisations patronales après l'échec de la première séance de discussions.