PV de stationnement : l'exemple belge

La très attendue réforme du stationnement est à l'ordre du jour : c'est un big bang qui s'annonce à partir du 1er janvier prochain. Non seulement le tarif des amendes devrait flamber, mais les contrôles pourront aussi être confiés à des entreprises privées.

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Le même casse-tête dans toutes les villes : faire respecter les règles de stationnement, et éviter les voitures ventouses. Dans l'agglomération de Bruxelles (Belgique), chaque commune a sa façon de faire. À Schaerbeek, la municipalité a confié le contrôle à une société privée qui a développé des moyens très sophistiqués.

Entre 15 000 et 20 000 plaques contrôlées à la journée

"Vous entendez des "bip" et des "tut". Les bip sont les lectures de plaque, et les "tut" sont les envois des résultats vers le serveur", explique Pablo Rauwers, PDG de Rauwers. Le prestataire n'est pas peu fier de sa scan car : une voiture à 100 000 euros équipée de 12 caméras qui sillonnent la ville toute la journée. Redoutable. "À la journée, une scan car de ce type peut contrôler entre 15 000 et 20 000 places ou plaques, tandis qu'un agent qui travaille très bien est limité à un gros millier de plaques", ajoute Pablo Rauwers. Un contrôle automatisé permis par le système d'horodateur, qui impose ici de rentrer sa plaque d'immatriculation. Le prestataire perçoit 5% du montant des PV déduction faite de ses frais de fonctionnement, soit plus de 100 000 euros par an.

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