Flambée des prix des carburants : Jean Castex annonce un relèvement de 10% du barème de l'indemnité kilométrique

Cette aide fiscale permet aux personnes ayant des frais de transports importants dans le cadre de leur travail de bénéficier d'une déduction sur leur impôt sur le revenu.

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Une station service à Montpellier, le 18 janvier 2022. (PASCAL GUYOT / AFP)

C'est une aide supplémentaire face à la hausse des prix des carburants, mais elle ne bénéficiera pas à tout le monde. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé mardi 25 janvier que le barème de l'indemnité kilométrique serait rehaussé de 10% "dès cette semaine", par un arrêté. Ce dispositif permet aux personnes ayant des frais de transports importants dans le cadre de leur travail de déduire de l'impôt sur le revenu ou du bénéfice imposable une somme déterminée par ce barème.

Le barème kilométrique est "un dispositif qui cible précisément ceux qui roulent dans le cadre de leur activité professionnelle", soit 2,5 millions de foyers, a justifié le Premier ministre, répondant à une question au gouvernement à l'Assemblée nationale. "L'effet sera rapide et direct, dès leur déclaration d'impôts sur les revenus 2021 ou les bénéfices de l'année dernière".

Selon le chef du gouvernement, "cette revalorisation a vocation également à servir de référence et donc, potentiellement, à se répercuter sur les indemnités kilométriques directement versées par les employeurs à leurs salariés qui utilisent leur véhicule personnel". Comme expliqué sur le site du ministère de l'Economie, une déduction forfaitaire de 10% est appliquée automatiquement aux revenus des salariés : seuls ceux qui estiment que leurs frais de transports sont supérieurs ont intérêt à demander l'application du barème kilométrique lors de leur déclaration de revenus.

La baisse des taxes toujours écartée

La mesure ne touche en revanche que les personnes assujetties à l'impôt sur le revenu. Le président de l'association Familles rurales, Dominique Marmier, avait critiqué cette mesure mardi matin sur franceinfo, déplorant qu'elle ne couvre pas les déplacements sans liens avec le travail et rappelant que "la moitié des ménages ne paie pas l'impôt sur le revenu".

"La baisse générale de la fiscalité [sur les carburants], que j'entends ici ou là, n'est pas la solution", a estimé Jean Castex. "C'est une mesure qui n'est pas ciblée sur celles et ceux qui en ont le plus besoin, qui coûte des milliards, avec le risque qu'elle soit immédiatement effacée si le cours du baril grimpe encore." Bruno Le Maire avait déjà exclu une baisse des taxes lundi. 

L'exécutif a déjà sorti le carnet de chèques ces derniers mois pour faire face à l'inflation, en décidant notamment de verser 100 euros à 38 millions de personnes. Cette indemnité, "20 millions de Français l'ont d'ores et déjà reçue", a précisé mardi Jean Castex.

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