Préavis de grève dans les transports : le trafic SNCF sera globalement normal jeudi, "pas d'impact" à la RATP

La CGT, Solidaires, la FSU et plusieurs organisations de jeunesse appellent à faire grève et à manifester jeudi, afin de dénoncer les suppressions d'emploi et de réclamer des hausses de salaires.

Des passagers en gare d\'Orléans (Loiret), le 25 août 2020. 
Des passagers en gare d'Orléans (Loiret), le 25 août 2020.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Le trafic sera "quasi normal" à la SNCF et "normal" à la RATP, jeudi 17 septembre, malgré des appels à la grève dans les transports, dans le cadre d'une journée nationale d'action interprofessionnelle lancée par plusieurs syndicats. 

A la SNCF, où les syndicats CGT-Cheminots et Sud-Rail ont appelé les salariés à la grève, le trafic sera globalement normal, a indiqué le groupe public ferroviaire mardi. Les réseaux Transilien (trains de la banlieue parisienne) et Intercités seront très légèrement affectés et offriront un trafic "quasi normal", a précisé la SNCF dans un communiqué.

Le trafic TGV sera "normal", de même que celui des TER, qui connaîtront toutefois "quelques adaptations dans les régions Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur", selon ce communiqué. A la RATP, où la CGT avait déposé un préavis de grève, le mouvement n'aura "pas d'impact" sur le trafic, a indiqué une porte-parole de la régie.

Quant aux trains pour des destinations à l'étranger (Eurostar, Thalys, Lyria...), le trafic sera également "normal" jeudi.

Une colère "en train de réémerger"

La CGT, Solidaires, la FSU et plusieurs organisations de jeunesse appellent à faire grève et à manifester jeudi, afin de dénoncer les suppressions d'emploi et réclamer des hausses de salaires.

Lors d'une conférence de presse mardi, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, avait souligné que les salariés de la SNCF vivaient "une triple reprise : la reprise six mois après une grève reconductible dure (...), une reprise après les vacances et une reprise après le confinement"

Mais "la colère, qui était préexistante à la SNCF l'année dernière et en début d'année, est en train de réémerger, a-t-il ajouté. Les perspectives données aux cheminots, pour l'instant, elles sont nulles, on ne voit pas où on va."