VIDEO. "La CGT ne doit pas évoluer comme un groupuscule violent", selon NKM

Candidate à la primaire de la droite et du centre, la députée des Républicains a également prôné pour des "mandats syndicaux limités dans le temps".

FRANCE 2

"On a besoin de syndicats responsables. Une grande organisation syndicale comme la CGT ne doit pas évoluer comme un groupuscule violent, ce n'est pas leur vocation." La députée Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains) a commenté sur France 2 le blocage des raffineries par la premier syndicat de France.

Alors que la centrale a durci sa position et revendique désormais le blocage de huit établissements, mardi 24 mai, l'ancienne ministre a milité pour une réforme des syndicats. "Il faudrait arrêter le syndicalisme à vie, avec un nombre de mandats limités dans le temps – je fais la même proposition avec les politiques", a-t-elle plaidé, invitée des "4 Vérités".

Une radicalisation due au déclin du syndicalisme

"Il faudrait des syndicats qui ne représentent pas que des intérêts mais qui puissent appliquer du syndicalisme de services, pour proposer aux travailleurs de l'assistance juridique, de l'accompagnement", a poursuivi la candidate à la primaire de la droite, tout en insistant sur le rôle "d'interlocuteur" des syndicats.

Nathalie Kosciusko-Morizet a également évoqué le faible taux de syndicalisation des salariés français. "La radicalisation est liée au fait qu'il y a de moins en moins [de syndiqués]. Quand un groupe est de moins en moins nombreux, il se radicalise", a-t-elle fait valoir.

Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Republicains), le 25 mars 2016 à Reims (Marne).
Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Republicains), le 25 mars 2016 à Reims (Marne). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)