Réforme des retraites : "On organise des piquets de grève devant les directions des grands ports maritimes"

"On sera en arrêt de travail le 9 janvier", précise Laurent Delaporte, secrétaire général du Syndicat général des travailleurs portuaires du port du Havre (CGT-GPMH).

Article rédigé par
franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le port du Havre (photo d'illustration, 1er août 2018). (OLIVIER BOITET / MAXPPP)

Sept raffineries sur huit sont en grève mardi 7 janvier contre la réforme des retraites. Certaines zones portuaires sont également touchées, notamment au Havre. "On est mobilisé depuis le 5 décembre avec des arrêts de travail sur chaque initiative interprofessionnelle et nationale", a expliqué mardi sur franceinfo Laurent Delaporte, secrétaire général du Syndicat général des travailleurs portuaires du port du Havre (CGT-GPMH).

>> Trafic SNCF, RATP, avancée dans les négociations... Suivez l'actualité de la grève et de la réforme des retraites dans notre direct

"Hier et aujourd'hui, on organise des piquets de grève devant les directions des grands ports maritimes qui sont des établissements publics pour envoyer un message fort à l'État sur le fait qu'on réclame le retrait pur et simple de la réforme des retraites. On sera en arrêt de travail le 9 janvier", précise Laurent Delaporte.

"Forcément, l'arrêt des productions va entraîner des pénuries"

Les actions ne sont pas les mêmes partout. "Les fédérations appellent à tout un tas d'initiatives autour de l'organisation de la grève. Cela peut être des blocages de l'économie, des piquets de grève, des grèves massives, cela appartient à chaque fédération de pouvoir décliner le message clair que Philippe Martinez a adressé", a expliqué Laurent Delaporte.

Total affirme qu'il n'y a aucun risque de pénurie. "C'est pour ne pas affoler l'opinion publique et montrer que cela monte en puissance", a réagi Laurent Delaporte. "Forcément, l'arrêt des productions va entraîner des pénuries, c'est inévitable."

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.