Le trafic du RER A restera coupé mercredi matin

Le trafic est coupé depuis lundi entre les gares de la Défense et d'Auber à Paris en raison d'une fuite de boue dans un tunnel. RER A

Un premier nettoyage de voie a été effectué pour rendre accessible le site et monter un échafaudage qui doit permettre de colmater la brèche.
Un premier nettoyage de voie a été effectué pour rendre accessible le site et monter un échafaudage qui doit permettre de colmater la brèche. (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Si vous êtes un usager, il faudra rester patient. Le trafic du RER A, coupé depuis lundi entre les gares de la Défense et d'Auber à Paris après l'irruption accidentelle d'eau dans un tunnel, ne pourra toujours pas reprendre mercredi 1er novembre au matin, a indiqué la RATP dans un communiqué, mardi 31 octobre. 

"De lourds travaux sont en cours pour permettre la reprise du trafic. Leur achèvement ne permet pas d'envisager une reprise du trafic mercredi matin" précise ce texte, sans dire quand la reprise du trafic pouvait être espérée., "L'eau continuait à couler avec un débit plus faible mardi soir" dans le tunnel, a simplement précisé la RATP. Un premier nettoyage de voie a été effectué pour rendre accessible le site et monter un échafaudage qui doit permettre de colmater la brèche. Ce nettoyage des voies a permis la récupération des 25 tonnes de boue, détaille le communiqué.

"Gêne majeure" pour les usagers

"C'est un incident très grave, car c'est la voûte" du tunnel qui a été endommagée, a déclaré  la ministre des Transports et ancienne présidente de la RATP, Elisabeth Borne, qui s'est rendue sur place. Les réparations doivent être faites "au plus vite", car il s'agit d'une "gêne majeure" pour les usagers, a-t-elle indiqué.

La ministre a aussi tancé indirectement les responsables des dégâts dans ce chantier du RER E placé sous la maîtrise d'ouvrage de la SNCF et mené par Bouygues Travaux Publics, Eiffage et Razel-Bec. "On ne peut pas se permettre d'avoir des incidents comme ça, alors qu'on est dans une zone où il va encore y avoir des travaux importants", a-t-elle dit. De son côté, la présidente de la région, Valérie Pécresse, a demandé "toute la lumière" sur l'incident de chantier, en sa qualité de présidente d'Ile-de-France Mobilités (ex-Stif).