L'Etat signe un accord avec les sociétés d'autoroutes prévoyant le gel des tarifs en 2015

Le texte, qui met fin à un long bras de fer, prévoit aussi que les sociétés d'autoroutes versent un milliard d'euros consacrés au développement des infrastructures de transport.

Des automobilistes au péage autoroutier de Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines), le 31 juillet 2014.
Des automobilistes au péage autoroutier de Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines), le 31 juillet 2014. (MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

C'est peut-être la fin d'un long bras de fer entre les sociétés d'autoroutes et l'Etat. Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a annoncé, jeudi 9 avril, la signature d'un accord dont Manuel Valls avait en partie dévoilé les termes, la veille. La principale concession obtenue par le gouvernement : contrairement à ce qu'annonçait RTL lundi, un gel du tarif des péages en 2015, qui devrait être rattrapé sur les années suivantes.

Le texte, qui "sera mis en œuvre dès que possible" prévoit que la hausse contractuelle des tarifs, gelée en 2015, sera bien rattrapée, "progressivement dans le temps", et non pas totalement en 2016, "pour qu'il ait moins d'impact sur nos concitoyens", a précisé Emmanuel Macron.

Un plan de relance prévoyant des travaux

Les sociétés d'autoroutes se sont aussi engagées à verser un total d'un milliard d'euros, sur la durée de leurs concessions, à l'Agence de financement des infrastructures de transport en France. Enfin, un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros a été signé, prévoyant des travaux "partout sur le territoire" dont 80% seront réalisés "dans les trois ans", promet le ministre de l'Economie, en contrepartie d'un allongement de la durée des concessions.

"Nous remettons à plat les contrats en cours" entre l'Etat et les sociétés qui détiennent la concession des autoroutes, "mais sans les résilier", s'est félicité Emmanuel Macron, qui parle d'une décision "gagnante-gagnante". Un groupe parlementaire avait conclu, début mars, que résilier ces contrats coûterait trop cher à l'Etat, alors que l'idée avait été avancée par Manuel Valls, qui la repoussait cependant à 2017.